Deux jours, samedi et dimanche, ont été ainsi consacrés à la rencontre gouvernement-walis et, en conclusion, plusieurs recommandations en sont sorties.
Finalement, en essayant de décortiquer le contenu, il n’y a absolument rien de nouveau par rapport à tout ce qui a été proclamé auparavant. C’est quasiment les mêmes recommandations préconisées du temps du Premier ministre Abdelaziz Djerad et celles reprises par son successeur, Aïmene Benabderrahmane depuis son installation, le 30 juin dernier, à la tête du gouvernement.
La rencontre a été surtout une occasion (lors de l’ouverture, samedi) pour le Président Tebboune de faire un discours aux contours économiques, tout en lâchant quelques messages bien ciblés.
En résumé donc, il était question de faire oublier les pertes engendrées par la Covid-19, et qui durent depuis plus d’une année et demie. Finalement, s’il y avait une nouveauté à chercher dans cette rencontre, elle serait dans un mot, post-pandémie. La décrue pandémique est passée par là. L’heure est de profiter de cette période pour essayer d’avancer et de trouver des solutions. L’argument-excuse, qu’a été la Covid-19, pour justifier tous les déboires vécus au quotidien par les citoyens ne peut plus dorénavant être brandi. Tant qu’une autre vague n’est pas signalée, les justifications des ratages et des raretés ne peuvent plus avoir cours.
C’est également l’occasion, encore une, pour les gouvernants de faire sentir aux Algériens que les choses vont changer et, cette fois, dans le bon sens. Au-delà des accusations à tout va et des slogans creux et sonores, le citoyen a besoin -et plus le temps passe, plus l’urgence est grande- de solutions concrètes et palpables. Il a besoin de trouver les produits de large consommation à des prix abordables. C’est juste un petit exemple des nombreux dysfonctionnements que vivent les Algériens et qui assombrissent leur quotidien. Une ambiance loin d’être adéquate pour espérer un quelconque élan national pour booster le pays.