Par Yazid Miloudi
Après une éclipse qui aura duré deux ans, le Salon professionnel international des secteurs de l’énergie et des hydrocarbures à l’échelle méditerranéenne et africaine (NAPEC) est revenu au-devant de la scène. Un rendez-vous incontournable de par son importance dans tout ce qui touche au secteur énergétique. La dernière édition, la 9e, remonte à mars 2019, et elle s’était déroulée, au Centre des conventions d’Oran (CCO). Les « retrouvailles » des experts devaient se faire l’année d’après, en mars, mais la Covid-19 était déjà sur place. Reporté à septembre 2020, le Salon a été encore une fois annulé, et toujours à cause de la pandémie. Mais encore une fois, le rendez-vous, fixé à mars 2021, n’a pas pu être respecté, puisqu’une autre vague de la Covid-19 sévissait à cette période-là. Cette fois, en novembre, c’était finalement la bonne.
Une absence d’autant remarquée qu’entre-temps le monde a beaucoup changé. La pandémie est venue chambouler le monde entier et le secteur énergétique en premier lieu. D’où l’importance de cette 10e édition. Devant le chamboulement constaté à tous les niveaux, et dans tous les continents, il est indéniable que les anciennes « lectures » des marchés n’ont plus de mise dans la situation actuelle, et dans tout ce qui va se passer.
Producteur de pétrole et de gaz, l’Algérie ne pouvait pas se permettre de rater cet évènement. C’est pourquoi la présence du secrétaire général du ministère de l’Energie et des patrons de Sonatrach, de Sonelgaz et de l’ALNAFT, était toute indiquée. Le rôle de l’Algérie dans l’Opep et sur les marchés du gaz oblige les représentants de l’Etat à défendre ses positions sur tous les fronts.
Les thématiques au programme du NAPEC sont d’ailleurs extrêmement intéressants si, évidement, il y a au bout du concret. La conférence reste une grande opportunité pour connaitre la réalité du terrain. D’autant que la situation dans le monde, et surtout dans la région autour de laquelle se penche le NAPEC (l’Afrique et la méditerranée) est en train de devenir des foyers de tension extrême. D’ailleurs, il suffit de voir l’imbroglio dans lequel se retrouve l’Algérie avec tout ce qui se trame sur quasiment toutes ses frontières pour voir les sombres perspectives que certains analystes prévoient d’avance.