Avec la participation de quelque 40 inspecteurs du fisc et 50 gendarmes, les autorités portugaises procédaient mercredi à une vingtaine de perquisitions couvrant des « installations de clubs sportifs, des entreprises et des cabinets d’avocats », a indiqué le parquet portugais dans un communiqué. En cause, des « soupçons d’accords conclus entre des clubs de football et des agents qui visaient à dissimuler des revenus aux autorités fiscales ».

Les montants en jeu sont estimés
à environ 15 millions d’euros et concernent des joueurs professionnels dont l’identité n’a pas été révélée.
Ces pratiques sont passibles de poursuites pour « fraude fiscale, fraude à la sécurité sociale et blanchiment d’argent », a précisé le ministère public portugais. Selon la presse portugaise, les perquisitions concernent deux clubs du nord du pays, le SC Braga et le Vitoria Guimaraes. Ces deux équipes, évoluant en première division, n’avaient pas réagi à la mi-journée.
Ce nouveau coup de filet résulte de l’analyse des éléments saisis en mars 2020 lors d’une « Opération hors-jeu », enquête qui porte sur des affaires du football professionnel réalisées à partir de 2015 et qui auraient impliqué des agissements destinés à éviter des versements fiscaux dus à l’Etat portugais. Lundi, les installations du FC Porto avaient été perquisitionnées également pour des soupçons de fraude fiscale impliquant des paiements de commissions d’un montant total de plus de 20 millions d’euros dans le cadre de transferts de joueurs.