Dans la tendance de la remontée amorcée lundi, les prix du pétrole poursuivaient leur remontée, hier, alors que de nouvelles réductions sont attendues par la réunion de l’Opep+ demain et vendredi à Vienne.
Vers 16H GMT, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mai valait 53,01 dollars sur l’Inter Continental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 2,14 % par rapport à la clôture de la veille. Quelques heures plus tôt, les échanges européens avaient même affiché un prix qui se rapprochait des 54 dollars pour cet indice de référence. A New York, le baril américain West Texas Intermediate (WTI) pour avril bondissait de 3,10%, à 48,20 dollars.
La veille, les deux indices de référence européen et américain ont gagné autour de 4,5%, se reprenant après six séances consécutives de baisse sur fond de craintes grandissantes concernant la propagation du coronavirus et son impact sur la demande mondiale en or noir. Des baisses qui, la semaine dernière, avaient enfoncé les cours jusqu’à leurs plus bas depuis 2016 et 2008.
Pour Naeem Aslam, analyste de Avatrade, les prix du pétrole retrouvent des couleurs grâce aux «bonnes nouvelles» que devraient apporter la réunion des membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), mais aussi de «l’action coordonnée (espérée) des banques centrales au secours de l’économie». Les membres de l’Opep et leurs partenaires via l’accord Opep+ se retrouvent jeudi et vendredi à Vienne pour décider des mesures appropriées afin d’enrayer la chute des cours du brut à l’œuvre depuis le début de l’année.
Les spéculations sur le volume des coupes supplémentaires de la production de brut du cartel et de ses alliés vont bon train, les observateurs du marché évoquant 600 000, 750 000, voire un million, de barils par jour.
Les coupes supplémentaires «ne doivent pourtant pas être considérées comme acquises», a averti Carsten Fritsch, de Commerzbank, rappelant les déclarations de Vladimir Poutine dimanche qui jugeait le niveau actuel des prix du pétrole «acceptable».
Par ailleurs, les banquiers centraux et ministres des Finances du G7 devaient s’entretenir hier au téléphone pour coordonner leur action face à l’impact du nouveau coronavirus, une initiative qui rassure les marchés. Vendredi dernier, le président de la Réserve fédérale Jerôme Powell avait déjà pris l’initiative inhabituelle de publier un communiqué assurant que l’institution utiliserait les outils à sa disposition pour soutenir l’économie.