C’est, en effet, son meilleur prix depuis une année. Les prix du pétrole poursuivaient hier leur ascension sur les marchés de Londres et New York, comptabilisant de nouveaux hauts qui les renvoient à ceux affichés en début de 2020, avant que ne se déclenche l’impact du coronavirus sur la demande mondiale, et la crise l’or noir qui en a été provoquée.
Portés, cette fois-ci, par les résultats de lé réunion de l’Opep+ qui maintient la même position de l’alliance vis-à-vis de son programme, mais aussi, et surtout, par la baisse des stocks des de brut américain rendue publique hier dans le rapport hebdomadaire de l’AIE, les deux références européenne et américaine de brut affichaient de nouveaux records, sur fond de signes d’espoir d’une reprise de la demande.
Dans cette tendance, le Brent de la mer du Nord pour livraison en avril valait 58,63 dollars vers 18h 30 (heure algérienne), gagnant 1,44% par rapport à la clôture de la veille. L’InterContinentalExchange a même assisté à une poussée jusqu’à 58,85 dollars de la référence européenne, un peu plus tôt dans la journée, soit son plus haut niveau depuis presqu’une année (21 février 2020)
Le baril américain de West Texas Intermediate (WTI) pour le mois de mars s’appréciait dans le même temps de 2,21% à 55,97 dollars, peu après avoir atteint 56,26 dollars, un prix plus vu depuis plus d’un an, le 23 janvier 2020.
«Les prix du pétrole ne montrent aucun signe de faiblesse, et une baisse des stocks (…) dans les données hebdomadaires de l’EIA leur a donné un coup de fouet», a commenté Chris Beauchamp, analyste d’IG.
Les réserves de pétrole brut aux États-Unis ont reculé la semaine dernière de 1 million de barils, selon un rapport de l’Agence américaine d’Information sur l’Energie (EIA) diffusé mercredi, après avoir déjà chuté de 9,9 millions la semaine précédente. Cette baisse est toutefois moins marquée que prévu.
Un recul qui intervient alors que la demande pourrait fortement redémarrer chez la première économie mondiale si le programme de sauvetage prescrit par le nouveau président américain, à hauteur de 1900 milliards de dollars, finissait par trouver un écho favorable chez l’opposition.

L’Opep+ «optimiste»
De plus, le marché pétrolier arrive à résister aux menaces toujours fortes de la pandémie de covid-19 en profitant des campagnes de vaccination lancées depuis décembre dans le monde. Ce déploiement progressif de l’arme anti-coronavirus est «un facteur positif pour le reste de l’année, qui stimulera l’économie mondiale et la demande de pétrole» ont relevé une nouvelle fois les membres de l’opep+, lors de leur réunion par visioconférence. Ils ont d’ailleurs manifesté leur confiance dans la reprise de l’économie mondiale, et par ricochet celle de la demande de pétrole brut.
«Alors que se multiplient les vaccinations de masse et que la situation macroéconomique s’améliore, il y a un optimisme croissant autour des perspectives de la demande mondiale de pétrole», a déclaré le vice-Premier ministre russe Alexandre Novak, chargé du secteur énergétique et cité par l’agence Ria. Il s’exprimait en marge de la réunion. Laquelle a été suivi par un communiqué de l’Opep+, insistant sur «l’optimisme en 2021, année de reprise».
Pour parvenir à ce redressement des prix, le cartel et ses alliés ont mis en place une réduction drastique de leur volume de production d’or noir depuis le printemps dernier face à la chute de la demande causée par la pandémie de Covid-19.
Cette baisse est de l’ordre de 7,2 millions de barils par jour (mbj ) en janvier, 7,125 mbj en février puis 7,05 mbj en mars.