Le Front de libération nationale (FLN) passe à l’offensive en prévision des prochaines élections législatives. C’est ainsi qu’il met les bouchées doubles pour déclasser l’ensemble des partis en lice, surtout s’agissant de son score dans la capitale.

« Nous ambitionnons d’arracher au minimum 20 sièges de députation sur les 37 que compte la wilaya d’Alger dans la future Assemblée populaire nationale et cette ambition est à la mesure de la grandeur de notre parti », a indiqué Ould Abbès, jeudi, au Cerist de Ben Aknoun à l’occasion de l’installation de la commission de la wilaya d’Alger, chargée d’examiner les candidatures aux prochaines législatives. A ses yeux, « ce score est largement atteignable ». Arguant que « c’est une honte que le parti des Martyrs comme Didouche Mourad, Larbi Ben M’Hidi, Abane Ramdane n’ait obtenu que dix sièges dans la capitale ». Il a dans ce contexte appelé les militants de la wilaya d’Alger à se mobiliser afin d’augmenter le nombre de ses sièges à l’Assemblée populaire nationale.
Toutefois, dans les autres wilayas, Ould Abbès estime que son parti a toutes les chances de rafler un maximum de sièges. « Le FLN n’est pas n’importe quel parti, c’est le parti de la majorité qui est fortement implanté dans tous le pays, dans toutes les wilayas et l’ensemble des communes d’Algérie », a-t-il indiqué. Avant de préciser : « Il n’y a pas une commune où le FLN est absent. »
A son avis, « lors des prochaines législatives, le FLN sera vainqueur et obtiendra une majorité absolue et confortable. » Réaffirmant le soutien de sa formation à la personne et au programme du président de la République Abdelaziz Bouteflika, il a établi un lien entre les prochaines élections législatives et la présidentielle prévue dans deux années.
« Notre candidat est connu, nous devons former lors de ces législatives une majorité absolue et confortable, ce résultat est à notre portée », a encore soutenu M. Ould Abbès pour qui le parti adoptera la même approche lors des élections locales prévues en octobre prochain.
Intervenant à propos des critères de candidature aux législatives, Ould Abbès dit bannir de son vocabulaire le mot « exclusion » ou « marginalisation » d’un quelconque militant. « Tous les militants ont le droit de présenter leur candidature et les listes sont ouvertes pour tous ceux qui souhaitent tenter la députation», a-t-il lancé.
Toutefois, il n’a pas manqué d’avertir les militants au niveau de l’ensemble des structures du parti, tant au sein des kasmas que des mouhafadas, à « respecter scrupuleusement les orientations de la commission nationale de candidature ». «J’ai reçu pas moins de 400 plaintes des militants et la plupart sont recevables», dit-il, avant d’ajouter que les recours seront examinés « au cas par cas » et qu’il se chargera lui-même de cette mission.
Notant que « les prochaines législatives sont un tournant politique », le patron du FLN n’a pas manqué de vanter les mérites de la Haute instance indépendante de surveillance des élections, laquelle, selon lui, « constitue un gage de crédibilité, de régularité et de transparence ». Intervenant à propos de la prochaine campagne électorale, il annonce une stratégie offensive de son parti, précisant qu’il « rendra coup pour coup à ceux qui s’attaqueraient à lui ». « Nous respectons les partis qui respecteront les règles d’éthique, mais je ne permets à personne de toucher à l’honneur et la dignité du FLN ».
« Qui a signé l’acte de naissance de la République algérienne ? », interroge-t-il. Avant d’y répondre : « C’est nous ». Intervenant à propos de la crise interne de son parti, il fera observer que « la crise est derrière et la situation de sérénité du parti est la preuve de sa bonne santé dès lors qu’il a pu dépasser les turbulences ». Avec l’installation de la commission de la wilaya d’Alger, le FLN aura finalisé la mise en place des commissions de préparation des prochaines législatives, le dépôt des candidatures lancé le 16 janvier courant se poursuivra jusqu’à lundi prochain. La confirmation des candidatures aura lieu entre les 7 et 27 février.