C’est la grande zone pétrolière de Hassi Messaoud qui a été choisie pour commémorer le 49e anniversaire de la nationalisation des hydrocarbures annoncée le 24 février 1971. Le Premier ministre Abdelaziz Djerad, qui s’est rendu sur place, hier, était accompagné du ministre de l’Energie Mohamed Arkab, celui de l’Intérieur et des Collectivités locales Kamel Beldjouj et enfin du P-DG du groupe Sonatrach, Tewfik Hakkar.
Peu avant son discours, dans la salle des conférences de la Base Irara de Sonatrach, le Premier ministre s’est rendu au complexe ZCINA à une vingtaine de kilomètres au nord de la ville de Hassi Messaoud. Ce complexe, qui a été inauguré à la mi-janvier 2019, assure la pression nécessaire à l’exploitation des gisements de pétrole en voie de tarissement. « Une stratégie rendue nécessaire dans l’optique de multiplier la production et par ricochet de gonfler nos recettes d’exportations d’hydrocarbures », a expliqué le P-DG de la Sonatrach au Premier ministre. Lequel s’est aussi prêté aux explications techniques sur le mode de fonctionnent de ce complexe.
A propos du discours du Premier ministre, il a commencé par retracer les grandes décisions qu’a connues le secteur des hydrocarbures non sans saluer tous les cadres et les travailleurs qui ont hissé la compagnie au rang qu’elle occupe actuellement dans le classement des grandes compagnies pétrolières mondiales. Au registre de la politique énergétique que compte mener le pays, le Premier ministre a été clair là-dessus. « Nous allons exploiter tout le potentiel énergétique que possède le pays avec une attention importante à la transition énergétique». Dans ce sillage, il a indiqué les objectifs à atteindre en ce qui concerne la production énergétique à partir du photovoltaïque. « Nous visons les 4 000 MGW à l’horizon 2025 et les 15 000 MGWmg en 2030 », a-t-il rapporté. Le Premier ministre s’est ensuite prononcé sur les défis du pays et auxquels le Président de la République vient de tracer tout un plan d’action adopté par les deux chambres pour développer le pays. Et sur ce dernier point, le chef de l’Exécutif a estimé qu’« il ne peut y avoir de développement sans améliorer les conditions de vie des populations ». Il a aussi fait part dans ce sillage des décisions du chef de l’Etat consistant à exonérer d’impôts les salaires inférieurs ou égaux à 30 000 DA et de revoir à la hausse le SMIG. Comme il a annoncé d’autres mesures que va prendre le président de la République dans les prochains mois. « L’ère de donner des ordres par téléphone est révolu », a lâché le Premier ministre. Et ainsi selon ce dernier
« cela va permettre aux compétences que compte le pays d’émerger et par voie de conséquence de renouer avec les vertus du travail qu’on a perdues par la faute de pratiques mafieuses perpétrées par des responsables véreux qui ont fini par leurs actes délictueux de ruiner le pays et pire encore de priver nos jeunes de toute perspective d’émancipation ».
Intervenant, également, le secrétaire général de la Centrale syndicale n’a pas tari d’éloges envers l’ensemble des travailleurs du secteur des hydrocarbures « qui n’ont pas baissé les bras mais au contraire ont redoublé d’efforts », a-t-il souligné. Comme il a évoqué les licenciements abusifs auxquels « il faudra mettre fin ». Au sujet de la corruption dont se sont rendus coupables de nombres patrons soutenus par des ministres et autres walis actuellement incarcérés, il dira que c’est grâce au Hirak.<