Cinq directeurs centraux et 17 directeurs de sûreté de wilaya concernés par des changements de désignation et de nomination.

Un mouvement à la tête des directions centrales et des sûretés de wilaya a été opéré depuis hier. Le mouvement, décidé par le patron de la police, Farid Bencheikh, et validé par le chef de l’Etat, a touché 5 directeurs centraux et 17 directeurs de sûreté de wilaya. Fait nouveau, une femme a été promue pour la première fois au poste de directrice centrale, selon le communiqué de la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN).
La liste des 5 directeurs centraux nommés dans ce mouvement partiel concerne l’ancien chef de la Sûreté de la wilaya de Béjaïa, l’inspecteur général de la police, Badoui Ali, nommé en qualité de directeur de la police des frontières. Il y a aussi l’ancien chef de la sécurité de la wilaya de Médéa, Allali Abdelhakim, qui a été nommé directeur de l’administration publique et la nomination de l’ancien chef de la Sûreté de la wilaya de Sétif, l’inspecteur de police, Mourad Zenati, au poste de directeur de la police judiciaire. Il succède à l’observateur de police, Chakour Mohamed, appelé à d’autres fonctions.
L’ancienne directrice de l’hôpital central de la Sûreté nationale, la commissaire de police Selma Madi, a été nommée, pour la première fois en tant que femme, au poste de directrice des activités sanitaires, sociales et sportives.
Il a été également procédé à la nomination de l’ancien inspecteur régional de la police de l’Ouest, le commissaire de police Bouslah Yahia, au poste de directeur des ressources humaines. Pour sa part, l’ancien directeur des études, chargé du secrétariat général de la Direction générale de la Sûreté nationale, Fayçal Hassani, a été nommé directeur de la formation.
A rappeler que ce mouvement partiel dans le corps de la police succède à celui opéré, il y a près d’une année, le 22 août 2021, et qui est intervenu trois mois seulement après la nomination de Farid Bencheikh, le 15 mars 2021, à la tête de la Police nationale.
Jeudi dernier, le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, Kamal Beldjoud, a mis en avant l’évolution et le professionnalisme de la Police algérienne, qui lui ont permis d’accomplir ses missions de la meilleure manière qui soit pour préserver la sécurité et les biens des citoyens.
Lors de la cérémonie de célébration du 60e anniversaire de la création de la Police algérienne, qui s’est déroulée à l’Ecole supérieure de police Ali-Tounsi, M. Beldjoud a affirmé que les acquis réalisés visent «une meilleure préparation pour accomplir les missions de la meilleure manière qui soit, conformément aux obligations de l’action policière, aux exigences du terrain et aux défis de l’heure et ce, dans le cadre de la préservation de la sécurité du pays et du citoyen ainsi que ses biens conformément à la loi, aux chartes internationales et aux droits de l’homme».
Estimant que le niveau atteint est «le fruit d’efforts colossaux consentis sur plusieurs fronts dans le cadre d’une vision clairvoyante, reposant sur le professionnalisme et l’efficacité dans le rendement», le ministre a souligné «l’appui solide des autorités publiques à l’institution sécuritaire, outre l’intérêt accordé par le président de la République à la prise en charge des préoccupations socioprofessionnelles des affiliés à cette institution». Il a également souligné l’importance de «renforcer la place de la femme dans les rangs de la Sûreté nationale, ainsi que de soutenir les différents services de la police par des moyens modernes, selon une approche qui reflète la volonté sincère de continuer à accompagner cette institution, à la hauteur de sa place et sa renommée».