La polémique sur les prix des véhicules assemblés localement ne cesse d’enfler. Ainsi, l’affichage des prix de ces véhicules à leur sortie d’usine par le ministère de l’Industrie et des Mines a donné du grain à moudre, à la fois, aux patrons des usines, mais également aux clients et aux associations de défenses des droits des consommateurs.

C’est ainsi que la Fédération algérienne des consommateurs (FAC), par la voix de son président, Zaki Hariz, a estimé, hier, à partir d’Oran, que «la lutte contre les spéculateurs fait partie des grandes actions à mener à l’effet de réguler les prix des véhicules neufs». Pour la FAC, il est nécessaire de «lutter contre les spéculateurs et les intermédiaires illégaux qui exploitent la situation économique que connaît le marché des véhicules neufs en Algérie et d’empêcher les intermédiaires de monopoliser la distribution sur le marché». Les spéculateurs et les intermédiaires illégaux causent «des préjudices considérables aux intérêts matériels et moraux des consommateurs qui affichent de jour en jour leur mécontentement à travers les plaintes que reçoivent les organisations représentant les consommateurs», a observé M. Hariz, avant d’appeler à «l’intervention du gouvernement» pour «la prise des mesures nécessaires». Suggérant, dans ce sens, «le plafonnement des marges bénéficiaires ou des prix des véhicules jusqu’à la stabilisation du marché en arrivant à un équilibre entre l’offre et la demande ». La même organisation préconise également de «permettre de manière temporaire aux consommateurs d’importer des véhicules de moins de trois ans», et ce, «jusqu’au retour de l’équilibre offre-demande sur le marché». La FAC invite, en outre, les intervenants dans le montage des véhicules au «respect des cahiers des charges, à augmenter la production et les taux d’intégration» afin «de garantir la transition de la phase d’importation vers la production locale sans charges supplémentaires à supporter par le consommateur». Pour rappel, les marges bénéficiaires des constructeurs installés en Algérie, révélées, récemment par le département de Youcef Yousfi, avoisinent, dans certains cas, un million de dinars. Aucune réaction n’est venue, depuis, de la part des constructeurs.