Présent à l’occasion du Sila qui vient de se clôturer, le poète espagnol Pedro Enríquez Martínez, avait animé une conférence-débat pour discuter avec le public algérien de son expérience et de sa relation avec la poésie. Le poète espagnol a d’emblée confié qu’il voit sa ville natale de Grenade comme une «ville ouverte, une ville du vivre-ensemble et de tolérance»

. «Grenade est une ville qui accueille plusieurs religions monothéistes, depuis des siècles», a-t-il expliqué, et qu’elle «est une source d’inspiration pour lui». Il se dit «optimiste» quant à l’avenir de la poésie et pense qu’il y aura d’autres inventions qui serviront la poésie. Pour lui, «la poésie d’aujourd’hui a perdu les rimes mais pas le rythme», et que «le vrai poète se distingue des autres». Selon ce poète, «la poésie c’est regarder, écouter, parler et ressentir». Lors de son intervention, il a également relaté son expérience avec le système pénitencier et la manière avec laquelle il a aidé les prisonniers grâce à la poésie. Il souligne, en ce sens, qu’«aider les autres, c’est s’aider soi-même». Il a également mis l’accent sur «l’importance de transmettre le savoir acquis aux autres». Pour lui, «c’est un devoir», en insistant d’un autre côté sur la nécessité de «la création» dans la vie. En outre, le conférencier a aussi plaidé pour l’unité de l’art, en général. «Il faut œuvrer pour que tous les arts soient complémentaires».

Pour ce qui est des «nouvelles technologies », Pedro Enríquez Martínez pense que ces dernières ont beaucoup servi la promotion de l’art, notamment la poésie. «Maintenant, nous pouvons écouter la poésie à travers des documents sonores», a-t-il dit. Le poète espagnol a profité de cette occasion pour réciter quelques poèmes avec un accompagnement musical qui a fortement ému le public. Pour rappel, Pedro Enríquez Martínez est un poète, narrateur et éditeur espagnol, dont les écrits ont reçu de nombreux prix. Il est aussi académicien avec la lettre Z de l’Académie de Buenas letras de Grenade depuis 2004. Martínez est auteur de 21 œuvres littéraires traduites en 13 langues, dont l’arabe. n