En théorie, les alliances pour le développement entre le secteur public et le secteur privé sont l’une des formes de participation des entreprises à la coopération en mettant l’accent sur le renforcement de la collaboration entre privé et public.

C’est dans cette logique que le cabinet Ouyahia veut faire évoluer le partenariat entre public et privé. Il souhaite en faire un exemple réussi de collaboration. Le gouvernement travaille en fait à la mise en place de partenariats solides entre le secteur privé et le secteur public, estimant que c’est la clé de la réussite dans une économie qui a plus que jamais besoin de synergie entre les deux secteurs. Le partenariat public-privé (PPP) est un mode de financement par lequel une autorité publique fait appel à des prestataires privés pour financer et gérer un équipement assurant ou contribuant au service public. Toutefois, le PPP peut prendre plusieurs formes. Cela est important pour poser les termes du débat et aller de l’avant, la finalité étant de soutenir une synergie entre entreprises publiques et privées, car l’Etat ne peut pas être indéfiniment dans la gestion économique, a fortiori dans un contexte d’amenuisement de la ressource, conséquemment à la déprime des marchés pétroliers. Aussi, est-il attendu de privilégier les partenariats pour les projets industriels et de renforcer les instruments alternatifs de financement de l’économie. Il est utile de rappeler à ce propos qu’en mars dernier, la Tripartite avait appelé à promouvoir le PPP et à trouver des partenariats sous-tendant les projets structurant et de développer une base industrielle et productive nationale. Il s’agit-là d’une opportunité que les entreprises locales s’engagent à saisir pour développer leurs capacités et leurs compétitivités afin de satisfaire la demande du marché national et d’aller à la conquête d’autres marchés à travers le monde. Les mécanismes de fonctionnement du PPP sont encadrés et définis dans la charte signée hier au siège de l’UGTA. La présente charte, qui prend en charge la législation et la règlementation nationale en matière de partenariat, constitue pour les opérateurs nationaux, publics et privés, un cadre de référence devant présider à la promotion, la négociation et la constitution des partenariats ainsi que de leur suivi. Pour assurer la relance de l’économie nationale et de la croissance à travers l’investissement productif créateur de richesses et d’emplois pour la jeunesse ainsi que la promotion de l’économie algérienne, les signataires de la présente charte s’engagent à mettre en œuvre à la fois son esprit et son contenu. Une alliance entre deux ou plusieurs parties qui donne lieu à la création d’une co-entreprise sous forme d’une société par actions ou d’une société à responsabilité limitée, ou par l’ouverture du capital social d’une société existante, dont lesdites parties sont les actionnaires ou les associés. Les signataires du Pacte ont été le gouvernement, l’UGTA, la Confédération générale des entreprises algériennes (CGEA), le Forum des chefs d’entreprise (FCE), l’Union nationale des entrepreneurs publics (Unep), la Confédération nationale du patronat algérien (CNPA), la Confédération des industriels et des producteurs algériens (Cipa), la Confédération algérienne du patronat (CAP), I’Union nationale des investisseurs (UNI), la Confédération générale du patronat-BTPH (CGP-BTPH) et l’Assemblée générale des entrepreneurs algériens (AGEA). Certains experts voient toutefois dans cette relation entre privé et public un nouveau paradigme pouvant pousser de nombreuses entreprises publiques dans les bras du privé. Il n’y avait cependant pas d’autres choix possibles pour le gouvernement. Sinon, le temps d’assainissement financier des entités publiques se prolongera jusqu’à ce que l’Exécutif dise un jour que ce processus était insoutenable. Le cabinet Ouyahia ne semble pas vouloir en arriver là. Le secteur public a été mis sous perfusion à coups de milliards de dollars. Mais les résultats ne sont pas tangibles.