La Fête de la musique, célébrée chaque année le 21 juin, sera fêtée, aujourd’hui en Algérie à l’instar d’une centaines de pays dans le monde, à travers plusieurs spectacles dont de la musique électro-ethnique sur la place de la Grande-Poste d’Alger, de la musique classique à l’auditorium de la Radio nationale,

de la musique targui et variété algérienne à « Médinatec » d’El Achour, ainsi qu’une carte blanche donnée par l’APC d’Alger centre pour les artistes de rue en symbiose avec cette fête à l’esprit populaire.

Dans le cadre de la célébration de la Fête de la musique coïncidant chaque année avec le solstice d’été, les amateurs de musique et le grand public sont conviés dans la soirée d’aujourd’hui au spectacle exceptionnel du groupe franco égyptien « Orange Blossom » à la place de la Grande-Poste à 21.30h, un groupe français aux influences et membres multi-ethnique, créé en 1993. Il a déjà à son actif plusieurs albums ainsi que des participations dans des festivals au niveau international.
Le style de musique du groupe se situe entre la musique électronique pure et la world music d’influence orientale et occidentale, précisent les organisateurs. Ajoutant que la chanteuse et leader du groupe, l’Egyptienne Hend Ahmed met en avant une musique qualifiée de « transe rock orientalisante entre mélange de lyrisme capiteux et de basses explosives».
Programmés par les instituts culturels français et italien, associés respectivement avec l’APC d’Alger Centre et la Radio algérienne, les deux concerts prévus ce jeudi soir en célébration de la Fête de la musique devraient mettre de la musique classique avec un trio d’artistes venu d’Italie, mais également de la musique électronique, un style beaucoup moins fréquent en Algérie. Par ailleurs, programmé dès 19H30 à l’auditorium de la Radio algérienne Aïssa-Messaoudi, les amateurs de musique classique pourront assister au récital organisé par l’Institut culturel italien en partenariat avec la Radio nationale. Ouvert gratuitement mais sur invitations, à demander directement auprès des organisateurs sur leur site électronique, le concert sera animé par un trio formé pour l’occasion, réunissant la pianiste Anna Barbero Beerwald, au côté des violonistes Nabil Hamai et Giacomo Agazzini. Anna Barbero Beerwald issue du conservatoire G. Verdi de Turin, est largement connue pour ses multiples représentations en Europe, et plus spécialement en Espagne où elle travaille actuellement. Son compatriote violoniste Giacomo Agazzini est présenté par les organisateurs comme un «violoniste éclectique» habitué aux collaborations et improvisations au cours d’une carrière marquée par plus de « 500 concerts ». Pour sa part, le violoniste algérien Nabil Hamai est diplômé du conservatoire de Turin. Il avait pour rappel débuté sa formation artistique à Alger, au Conservatoire central d’Alger puis à l’Institut régional de formation musicale jusqu’en 2008.
L’artiste également professeur à l’association Mozart de Turin, multiplie aujourd’hui la collaboration à l’international avec l’orchestre de l’académie «Stefano Tempia» de Turin, ou récemment avec l’Orchestre symphonique algérien. Cette célébration de la Fête de la musique sera également l’occasion d’assister à deux autres concerts dont le prix du ticket d’accès est de 300 dinars à l’espace « Médinatic » d’El Achour. A l’affiche, le groupe « Amachal Desert » tout droit venu de Tamanrasset et le Groupe « Nasba ».
Les responsables de l’APC d’ Alger-centre nous ont, par ailleurs, précisé hier que d’autres représentations d’artistes algériens seraient également organisées sur les principales artères de la commune. La dernière édition de la Fête de la musique ayant, en effet, été l’occasion de plusieurs représentations de musique ou de danses traditionnelles, notamment par des groupes folklorique issus du sud du pays.
Pour rappel, la genèse de la Fête de la musique remonte à l’année 1976, lorsque le musicien américain Joel Cohen, qui travaillait alors pour France Musique, proposait pour cette chaîne des « Saturnales de la Musique » pour le 21 juin et le 21 décembre, lors des deux solstices. En 2011, cette fête s’est complètement internationalisée.
En moins de trente ans, elle est reprise dans plus d’une centaine de pays sur les cinq continents. La date du 21 juin a été choisie car elle coïncide le plus souvent avec le solstice d’été (donc aussi un des jours les plus longs de l’année, ou la nuit la plus courte).
La coïncidence avec l’été symbolise ainsi le sacre de la nature à travers cette journée festive, La Fête de la musique a pour vocation de promouvoir la musique en encourageant les musiciens amateurs à se produire bénévolement dans les rues et espaces publics, d’une part, et d’autre part, en permettant l’accès à un plus large public à des musiques de toutes sortes et origines.