Plusieurs comparutions ont eu lieu hier dans différentes juridictions qui ont prononcé des verdicts, alors que d’autres procès ont été reportés à des dates ultérieures. C’est le cas du procès en appel du détenu Khaled Tazaghart, renvoyé au 15 novembre prochain alors qu’il était initialement programmé hier à la Cour de Béjaïa, où le collectif d’avocats et des militants politiques se sont mobilisés pour défendre la cause de l’ancien député.
Khaled Tazaghart a été condamné à un an de prison ferme avec mandat de dépôt lors de son procès en comparution immédiate qui s’est déroulé fin septembre sur fond de dénonciation des avocats qui ont relevé une comparution «en violation des règles».
Lors de cette comparution, le Procureur avait requis 1 an de prison ferme et 100 000 DA d’amende à l’encontre de Khaled Tazaghart, poursuivi pour «incitation à attroupement, publications pouvant porter trouble à l’ordre public, violation des mesures du confinement sanitaire en temps de la Covid-19».
Pour sa part, la Cour de Constantine s’est penchée sur le procès en appel du journaliste détenu Abdelkrim Zeghilèhe. Le verdict énoncé est une condamnation à 1 an de prison dont 6 mois de sursis, ce qui veut dire que l’accusé quittera la prison le 23 décembre prochain alors que le Parquet avait demandé, lors du procès en appel, une aggravation de la peine. Abdelkrim Zeghilèche a été placé sous mandat de dépôt par le juge d’instruction du Tribunal de Ziadia et se trouve à la prison de Koudia depuis le 23 Juin dernier. Le procès, initialement programmé pour le 10 août au tribunal de Ziadia, a été renvoyé à l’audience du 17 août. Le Procureur avait requis 3 ans de prison ferme et une amende de 100 000 DA contre Abdelkrim Zeghilèche le 17 août, lors de son procès au Tribunal de Ziadia. Dans le verdict rendu le 24 août dernier, Zeghilèche a été condamné à deux ans de prison ferme et une amende de 100 000 DA pour des chefs d’inculpations d’«atteinte à la personne du président de la République et publications Facebook pouvant porter atteinte à l’unité nationale».
Pas loin de Constantine, le Tribunal de Guelma a requis 6 mois de prison ferme et une amende de 100 000 DA lors du procès de Fatima Boudouda, qui a été déjà renvoyé à l’audience du 8 novembre, alors qu’il était initialement programmé le 24 octobre, après les renvois des 11 et 18 octobre dans la deuxième accusation «d’incitation à attroupement et atteinte à la personne du président de la République». Le verdict est attendu pour le 15 novembre prochain.
Le Tribunal de Sidi M’hamed (Alger) a renvoyé également au 15 novembre en cours le procès de Hassan Garidi, Sofiane Haddadji, Lyes Houfel, Mamene Youcef, Bourourouni Ramzy, Touati Noureddine et Fayçal Yassa, arrêtés le 7 mars dernier et présentés devant le Procureur le lendemain. Les accusés sont poursuivis pour «incitation à attroupement non armé». Pour sa part, le Tribunal de Bainem (Alger) a prononcé la relaxe pour Youcef Blourghi et Amine Arfi poursuivis pour «incitation à attroupement non armé».