Par Nadir Kadi
Le Directeur général de la gestion du secteur public au ministère de l’Industrie, Hocine Bendif, a fait savoir, hier, au lendemain de la clôture du Colloque national pour la relance industrielle, que la levée des obstacles administratifs et bureaucratiques aura un impact presque immédiat sur l’investissement. Ainsi «plus de 500 projets» retardés ou en cours de traitement devraient voir le jour dans «un délai d’une semaine».
Ces projets, notamment dans l’industrie agroalimentaire, devraient aboutir, selon le même responsable, à la création de «75 000 postes d’emploi». Hocine Bendif, invité sur les ondes de la Radio nationale, s’est dit, par ailleurs, «confiant» et «optimiste» quant à l’avenir de la situation économique. «Je pense que nous sortons de la pandémie (…) notre économie retrouve sa vitalité jour après jour». Responsable qui estime que les annonces du colloque, ouvert, pour rappel, par le Président de la République et le Premier ministre, vont dans le sens de la facilitation de l’activité économique : «L’enjeu est aujourd’hui d’accélérer le rythme des investissements et de lever les obstacles (…) Nous sommes tous d’accord pour dire qu’il y a d’énormes possibilités.» Hocine Bendif ajoute à propos de la nature de «plus de 500 projets», prochainement libérés par la nouvelle approche de l’investissement, qu’il s’agit «de projets répartis sur tout le territoire (…) et concernent entre autres l’industrie agroalimentaire, l’électroménager ou encore les travaux publics et la construction». Cela aura un impact important du fait du nombre de projets, de postes d’emploi, mais aussi du «du montant global de l’investissement estimé à 900 milliards de dinars».
Ainsi, il apparaît, selon les déclarations du Directeur général de la gestion du secteur public, que l’objectif du secteur de l’industrie est aujourd’hui de passer du discours aux actes sur le terrain. Il est en ce sens annoncé qu’«un grand nombre de projets devront être accompagnés» notamment en «levant les obstacles bureaucratiques au niveau local et central (…) C’est ce qu’a demandé le Président de la République». Et dans cette logique de «facilitation», Hocine Bendif a demandé, entre les lignes, et sans plus d’explications, que la «mentalité» des investisseurs évolue vers plus de réactivité : «Les investisseurs doivent également lever les obstacles (…) dont ils ont parfois été la cause». Par ailleurs, le responsable a apporté, hier, certaines explications quant au projet de «guichet unique», qui devra carrément prendre «la place» de l’Agence nationale de promotion des investissements, avec pour mission «d’étudier toutes les demandes d’accompagnement et d’encouragement à l’investissement».
Quant à l’impact «sur le terrain» que pourraient avoir les annonces du colloque sur la relance industrielle, Hocine Bendif déclare : «Oui, presque tous les objectifs sont remplis», en tenant notamment pour preuve que la rencontre a réussi à réunir «tous les acteurs du cercle économique, que ce soit des professeurs universitaires, des directeurs d’entreprise, des experts… Les quatre grands ateliers ont traité la majorité des sujets en lien avec l’investissement, la gestion de l’entreprise publique, l’exportation ou encore la qualité et la compétitivité». n