La campagne de vaccination contre la rougeole et la rubéole a été lancée jeudi et s’étalera jusqu’au 7 janvier 2018 au niveau des établissements de santé de proximité au profit des enfants âgés entre 6 et 14 ans.

Cette campagne sera marquée par son organisation dans les établissements de santé de proximité mobilisés durant 18 jours, y compris les week-ends. Selon le directeur de la prévention et de la lutte contre les maladies transmissibles au ministère, le Dr Djamel Fourar, l’opération s’inscrit dans le cadre de la stratégie nationale de vaccination visant à les prémunir contre les dangers de la rougeole et de la rubéole, affirmant que ces deux épidémies qui paraîtraient « sans danger » pour certains, avaient causé la mort de 12 élèves en milieu scolaire en 2003. Dans ce cadre, le ministère tend à éradiquer ces deux maladies à l’avenir pour atteindre les résultats réalisés pour la poliomyélite, le tétanos et la diphtérie, ajoutant que les campagnes de vaccination en Algérie « ont démontré leur efficacité à travers le temps et aucun cas des maladies précitées n’a été enregistré depuis des années ». Le responsable a expliqué qu’en dépit des entraves ayant émaillé la campagne de vaccination en mars 2017, le ministère a assuré la vaccination de 1,5 million d’enfants à cette période, souhaitant le succès de celle qui débutera jeudi au profit de 5 millions d’élèves. Les parents sont appelés à ne pas manquer cette occasion pour vacciner leurs enfants, notamment les filles pour les protéger ainsi que leur future progéniture de ces maladies. A cet effet, le ministère de la Santé a déployé, en coordination avec le ministère de l’Education nationale, tous les moyens matériels et humains, outre la sensibilisation via des flashs publicitaires sur les chaînes de la Radio nationale et la distribution de dépliants aux parents. Le responsable de la santé a essayé de les rassurer quant au bienfait du vaccin pour la santé de leurs enfants, arguant que le ministère n’avait enregistré aucun cas de décès ni des effets secondaires chez les enfants vaccinés lors des précédentes campagnes, mais ces derniers restent méfiants quant aux bienfaits et la sécurité de ces vaccins, notamment après ce qui s’était passé lors de la dernière campagne en mars dernier. En effet, des associations de parents d’élèves ont émis des réserves sur le fait de devoir signer une sorte de décharge, assortie d’une déclaration de consentement, proposée par les établissements scolaires. Devant cette situation qui a déclenché une polémique, le ministère de la Santé s’est désengagé de cette procédure, en affirmant qu’il s’agit d’une initiative individuelle de certains chefs d’établissement scolaire