Par Nadir Kadi
La Direction générale des Douanes a annoncé la saisie, samedi, entre les wilayas de Djelfa et Laghouat, de plus de 20 000 litres d’huile de table vraisemblablement destinés à alimenter le trafic des produits subventionnés. Les Douanes, dans un communiqué repris hier par l’APS, précise : «Dans le cadre de la poursuite sur le terrain des efforts des services opérationnels des brigades des Douanes, les éléments de la brigade mobile relevant de l’Inspection divisionnaire des Douanes de la wilaya de Djelfa ont procédé, dans le territoire de compétence de la direction régionale des Douanes de Laghouat, à la saisie de 4 032 bidons de 5 litres d’huile de table à bord d’un camion et à l’arrestation de deux individus».
En ce sens, rappelant que ces quantités d’huile saisie font partie de denrées alimentaires subventionnées par l’Etat pour le marché national, la même source ajoutait hier que l’opération des services des Douanes s’inscrit dans le cadre des missions de protection et de lutte «contre les différentes formes de contrebande, notamment des produits subventionnés pour préserver la stabilité du marché national». Une action en application des instructions des autorités publiques visant à assurer un approvisionnement permanent et continu du citoyen en produits de consommation. Dans cette logique, il est à rappeler que le trafic, la contrebande ou la spéculation sur les produits subventionnés et particulièrement de l’huile de table subventionnée, avait conduit l’Assemblée populaire nationale (APN) à adopter, en décembre dernier, une nouvelle loi destinée à renforcer l’arsenal juridique contre le détournement de produits à des fins de spéculation. Une forme de trafic et de spéculation illicite, que le texte, paru au Journal Officiel du 29 décembre 2021, avait notamment défini comme «tout stockage ou rétention de biens ou marchandises visant à provoquer une pénurie ou une perturbation des approvisionnements au niveau du marché et toute hausse ou diminution artificielle des prix des biens ou marchandises ou des billets de banque de manière directe ou indirecte ou par le bais d’intermédiaire ou le recours à des moyens électroniques ou toutes voies ou moyens frauduleux quelconques».
Les sanctions encourues s’échelonnent, pour rappel, d’une très forte amende accompagnée de peine d’emprisonnement de 3 à 10 ans, voire même de 20 ans, lorsque la spéculation concerne des produite de première nécessité : «les céréales et leurs dérivés, les légumes secs, le lait, les légumes, les fruits, l’huile, le sucre, le café, les carburants et les produits pharmaceutiques». <