Les fortes intempéries observées sur une large partie des régions nord de l’Algérie, marquées par des chutes de pluie et de neige, ont contraint 2 689 établissements, des trois cycles scolaires à une suspension des cours.


Il s’agit de 1 822 écoles primaires, 164 établissements du cycle moyen et 303 lycées, à fermer leurs portes momentanément à travers 13 wilayas, selon le directeur de l’enseignement fondamental au ministère de l’Éducation nationale, qui intervenait hier sur les ondes de la  Chaîne III de la Radio nationale.
« La durée des arrêts des cours variait d’une wilaya à une autre, citant plus particulièrement celles de Tizi Ouzou et Béjaïa, qui ont enregistré un retard de cinq jours, a encore précisé Nabil Bendedouche. Se voulant rassurant, il signale qu’un planning de rattrapage des cours sera introduit « au cas par cas ». « Le rattrapage des cours se fera durant les journées de samedi et mardi après-midi », a-t-il indiqué, ajoutant que les inspecteurs de l’éducation seront mobilisés dans cette opération pour éviter qu’il y ait une
« surcharge supplémentaire » des cours au niveau des établissements concernés. Il convient de noter à ce propos, que la ministre de l’Education nationale, Nouria Benghebrit, avait fait part, jeudi dernier, de l’élaboration d’un programme de rattrapage des cours non dispensés en raison de la fermeture de certains établissements scolaires suite aux intempéries qui ont touché plusieurs wilayas. Elle avait précisé que le rattrapage des cours « ne représente aucun problème pour le secteur, soulignant qu’il a été convenu, lors de sa rencontre avec l’instance d’inspection, de l’élaboration d’un programme permettant de mettre l’accent, au cours du deuxième trimestre, sur l’accompagnement des enseignants pour le rattrapage des cours non dispensés. La ministre qui a souligné que le retard accusé diffère d’une wilaya à une autre et d’un établissement à un autre, a affirmé que son département « prendra les mesures nécessaires dans l’intérêt des élèves ». Revenant sur la question de l’absence de moyens de chauffage dans certaines écoles, en cette période de rigueur hivernale, particulièrement dans celles gérées par les collectivités locales, le représentant du ministère de l’Éducation nationale dégage la responsabilité de son département, garantissant qu’il intervient « chaque fois qu’il y a lieu de le faire ».
Pressé de dire si le ministère de l’Éducation nationale entend agir avec plus de détermination, afin que de jeunes enfants n’aient plus à grelotter de froid durant leur scolarité, M. Bendedouche a assuré qu’avec le ministère de l’Intérieur et les autorités locales, celui-ci veillera à ce que « tous les moyens » soient dégagés pour régler cette question. Nabil Bendedouche a fini par se demander s’il ne faudrait pas, à l’avenir, « caler » le programme d’intervention des autorités locales avec le calendrier scolaire afin, qu’il n’y ait plus ce « genre de perturbations », relevant, toutefois, que la gestion du budget portant gestion et fonctionnement des écoles primaires est laissé à la discrétion du ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales. Mentionnant le code de la commune dans sa partie relative au statut de l’école primaire, il tient à souligner que la responsabilité de sa construction, de son équipement, de sa gestion et de son entretien, incombe aux autorités locales, ajoutant qu’il faudrait donc « situer et délimiter les responsabilités » de chaque partie.