Les prix du pétrole chutaient hier lundi à leur plus bas depuis le début de l’année, plombés par la perspective d’une demande morose, notamment après un décès lié au Covid-19 en Chine qui douche les espoirs d’assouplissements des mesures de restriction. Vers 15H45 GMT (16H45 à Paris), la référence européenne, le Brent pour livraison en janvier, perdait 5,48% à 82,84 dollars tandis que le WTI américain pour livraison en décembre fondait de 5,66% à 75,55 dollars, les craintes de récession à travers le monde exacerbant ces inquiétudes. La Chine a annoncé dimanche son premier mort du Covid-19 depuis mai, un homme de 87 ans à Pékin où la hausse du nombre de cas entraîne progressivement des fermetures d’établissements et de commerces. La Chine étant le premier importateur mondial de brut, «les inquiétudes sur la demande ont modéré la hausse des prix depuis le début de l’année (…) alors qu’en juin, la hausse était de 50%», commente Richard Hunter, analyste chez Interactive Investor. Le Brent reste en hausse de près de 7% par rapport à la clôture du 31 décembre, mais le WTI est presque à l’équilibre. Signe que la baisse de la demande commence à avoir des effets concrets, «les réserves de pétrole en mer (avec du brut stocké sur des transporteurs, ndlr) sont à leur plus haut depuis mai 2020, ce qui pourrait se traduire par une hausse des réserves terrestres», note Giovanni Staunovo, analyste chez UBS. Les analystes de Goldman Sachs ont revu pour leur part leurs prévisions de prix pour la fin de l’année à 100 dollars le baril de Brent, soit une baisse de 10 dollars.
Ceux d’UBS estiment que les réserves «devraient diminuer en fin d’année avec la baisse de production de l’Opep+, la limitation des exportations russes et la fin de l’utilisation des réserves stratégiques américaines». L’Opep+ se réunira à Vienne début décembre. <