Le Projet de loi de finances 2020 soumet le montage local de la téléphonie mobile au droit additionnel, a indiqué hier à l’APS la ministre de l’Industrie et des Mines, Djamila Tamazirt. Autrement dit, un opérateur qui active dans le montage de smartphones en Algérie ne bénéficiera plus du dispositif d’importation des collections SKD/CKD, dans le cas où l’article contenant cette nouvelle mesure est adopté. Cet opérateur devra, par conséquent,
« payer les taxes d’importation des composants sans bénéficier d’avantages comme c’est le cas des montages industriels d’automobile, électronique et électroménager », a précisé Mme Tamazirt.
La ministre a néanmoins expliqué qu’à travers cette mesure, « il n’est pas question de geler cette activité » et que, si le projet de loi exclut le montage de téléphonie mobile du dispositif d’importation des collections SKD/CKD offrant des avantages aux investisseurs dans le montage, notamment de l’automobile, de l’électroménager et l’électronique, c’est parce qu’« elle n’encourage pas l’intégration nationale, alors que la facture d’importation de ses composants est très importante », a-t-elle justifié, ajoutant que « même les pays développés ne font plus de montage, ou très peu, de téléphonie mobile sur leur sol ». « La décision des pouvoirs publics de placer le montage de la téléphonie mobile dans le droit commun et l’exclure du dispositif SKD/CKD, est le fruit de deux années d’observation de l’activité en question et le constat qu’il s’agit dans la majorité des cas d’importation de produits finis déguisés », a conclu la ministre. Des cas qui, faut-il le rappeler, concernent également d’autres branches d’activités industriels, dont justement l’automobile, l’électronique et l’électroménager.