Dans une longue interview accordée à L’Equipe, Michel Platini, ancien président de l’UEFA et qui verra sa suspension se terminer le 8 octobre prochain, revient sur son avenir dans le monde du football. Et la possibilité de briguer la présidence de la FFF l’année prochaine ne semble pas lui déplaire.
La fin d’un long chemin de croix pour Michel Platini. Mardi prochain, l’ancien président sera libre de retravailler dans le monde du ballon rond, puisque sa suspension de «toute activité liée au football» prendra fin après quatre ans. «Il n’y aura rien à fêter puisque je ne me suis jamais considéré comme suspendu», affirme-t-il toutefois dans les colonnes de L’Equipe ce vendredi. Mais les faits sont là : le triple Ballon d’Or pourra effectuer, s’il le souhaite, son grand come-back. Reste à savoir où.
S’il exclut catégoriquement un retour à l’UEFA, puisqu’on «ne revient pas en arrière» et qu’on «ne vit pas deux fois la même histoire d’amour», Platini se montre plus ouvert concernant la présidence de la FFF. Alors, existe-t-il la possibilité de le voir candidat aux élections l’an prochain ? «Beaucoup de gens m’en parlent déjà. (…) Des copains me conseillent d’y aller, d’autres me disent : «c’est quoi l’intérêt d’être président de la FFF quand on a été président de l’UEFA ?» Mais même cette échéance-là me parait lointaine. Je n’y ai pas encore vraiment pensé», assure-t-il.
Aucun contact avec «Le Graët»… qui lui répond
«Une fois ma suspension terminée, on verra comment les gens me considèrent, ce qu’ils me proposent. J’attends de voir les regards sur moi. (…) Peut-être que certains préféreront continuer à m’aimer de loin…», poursuit «Platoche», qui assure n’avoir «aucun contact» avec Noël Le Graët.
«On s’est un peu perdus de vue depuis quelque temps, a de son côté répondu ce dernier, toujours à L’Equipe. Il reviendra dans le football. Si la Fédération l’intéresse, évidemment que c’est un bon candidat. Après, il faut être élu. Mais c’est tout à fait respectable s’il le souhaite. J’avais été un petit peu choqué ou déçu par ses propos. Mais le temps passe. Franchement, je n’ai jamais de rancune contre qui que ce soit. Je l’ai prouvé, je crois.»