La co-entreprise compte investir 1,5 million d’euros dans la production, en Algérie, de plantes aromatiques, leur traitement et conditionnement en vue de leur exportation vers la France, l’Europe et l’Afrique et créer à terme 1000 emplois directs et indirects.

Par Khaled Remouche
Repositionner l’Algérie comme acteur important dans le commerce international des plantes aromatiques et médicinales ainsi que des huiles essentielles, tel est l’objectif fixé à travers la signature, hier, de l’acte de création de la société algéro-française Cailleau Algérie, fruit d’un partenariat entre l’entreprise algérienne Bioparm, spécialisée dans les huiles essentielles et végétales, et l’entreprise française Cailleau Herboristerie, qui détient une expérience d’un siècle et demi dans le domaine des plantes aromatiques. Cette société mixte vise la production en Algérie de plantes aromatiques et médicinales sous forme d’infusettes individuelles de plantes et en vrac en vue de leur exportation vers la France, l’Europe, l’Afrique ainsi que de la couverture des besoins domestiques. A cet égard, Bakhti Riad, l’un des responsables de Bioparm, a bien voulu nous situer l’enjeu important de ce partenariat, en marge de cet événement organisé par la CCI algéro-française. «La naissance de cette co-entreprise vise à ce que l’Algérie reprenne sa place d’exportateur important sur le marché des huiles essentielles. L’Algérie était dans les années 1960 et 1970 parmi les gros pays exportateurs d’huiles essentielles et la Mitidja était connue pour la production de ces huiles. Nous ambitionnons de replacer l’Algérie comme un acteur important sur ce marché. Spécialisés dans les huiles essentielles et végétales, nous sommes numéro 1 dans les huiles essentielles en Algérie. Nous commercialisons nos produits à travers un réseau de 2 000 pharmacies en Algérie. Parmi nos produits phares, une huile à partir de pépins de figue. Cette huile, riche en vitamine E, est aussi anti-rides et anti-âge. Avec ce partenariat, nous allons promouvoir la culture de plantes aromatiques en Algérie et particulièrement la camomille, une spécialité de Cailleau Herboristerie. Des plantes très demandées en Europe.» Quant aux fils Brard, les patrons de Cailleau Herboristerie, ils ont indiqué que leur entreprise est numéro 1 dans les plantes aromatiques en France. «L’objectif de la joint-venture est de réaliser un chiffre d’affaires de 6 millions d’euros au terme de cinq ans d’activités. Un réseau de producteurs de plantes aromatiques sera installé dans la région de Sétif. Et des investissements supplémentaires sont prévus d’ici 2023 dans l’aménagement, l’aide aux producteurs et l’accompagnement technique. Nous allons investir 1,5 million d’euros et créer 30 emplois. L’objectif à terme est de créer 1 000 emplois directs et indirects. La co-entreprise va investir dans des installations de transformation et de conditionnement des plantes aromatiques en Algérie en vue de leur exportation», ont-ils indiqué. Les dirigeants de Cailleau Herboristerie ajoutent qu’«une ferme pilote sera réalisée et servira de démonstration aux agriculteurs des autres wilayas. Pour ce faire, nous allons signer des conventions avec des agriculteurs notamment à Sétif pour l’achat des plantes aromatiques», ont-ils ajouté. A noter que le contact entre les deux entreprises remonte à 2018, mais la crise sanitaire a retardé la création de cette société mixte. Cette dernière a bénéficié de l’accompagnement de la Chambre de commerce et d’industrie algéro-française (CCIAF) qui a suivi ce projet de partenariat pendant toutes ces années. Cailleau Herboristerie est une société familiale française née en 1868. Elle a réalisé un chiffre d’affaires de 6 millions d’euros en 2021 et emploie 35 salariés.

Les sociétés danoises intéressées par l’éolien
Le ministre de l’Energie et des Mines, Mohamed Arkab, a reçu hier lundi à Alger l’ambassadrice du Royaume du Danemark en Algérie, Vanessa Vega Saenz, avec laquelle il a discuté des moyens de renforcement de la coopération bilatérale dans les domaines de l’énergie et des mines, a indiqué le ministère dans un communiqué.
Lors de cette rencontre, «les entretiens entre les deux parties ont porté sur le renforcement des relations de coopération dans le domaine de l’énergie, notamment les énergies nouvelles et renouvelables et l’efficacité énergétique», précise le communiqué. Les parties ont également abordé les opportunités d’affaires et d’investissements ainsi que les voies et moyens de partager les expériences entre les deux pays, ajoute la même source. L’ambassadrice du Danemark a fait part, à cette occasion, de l’intérêt des sociétés danoise énergétiques d’investir dans le domaine des énergies renouvelables notamment l’éolien, selon le communiqué.