Le gouvernement est appelé à adopter son plan d’action pour les années à venir. Parmi les actions entreprises, il y a la nécessité de «débureaucratiser» définitivement les procédures administratives qui touchent directement les citoyens et moderniser les rapports entre les administrations et les agents économiques. Un processus chaque fois annoncé mais qui reste inlassablement à parfaire. Il s’agit également de garantir une réglementation appropriée et surtout cohérente afin de créer un environnement favorable au développement économique. Dans cette nouvelle approche, l’agriculture, l’industrie et le tourisme seront au cœur du dispositif annoncé pour booster la croissance et tenter progressivement de sortir de la dépendance aux hydrocarbures. Cet ambitieux dessein, celui de mettre le pays sur les rails du développement, réel et non supposé, en renforçant des secteurs porteurs mais fonctionnant toujours au ralenti, pourrait être celui qui « changera l’image du pays». D’autres secteurs névralgiques, à l’image de l’Enseignement supérieur et de la Formation professionnelle seront profondément touchés par la réforme annoncée pour les adapter aux évolutions et exigences de la phase actuelle. Et des normes modernes à l’échelon international. Les grandes lignes, sur lesquelles sera basée l’élaboration du plan d’action du gouvernement, sont visiblement définies pour mener un projet ambitieux appelé à transformer l’Algérie sur tous les plans. Reste à savoir la concrétisation du texte dans l’action concrète et son effet sur le fonctionnement d’un pays particulièrement en déficit flagrant en matière de gestion. Les Algériens qui regardent avec admiration les pays européens pour la qualité de leurs administrations et l’efficacité de leurs services publics rêvent un jour d’avoir un fonctionnement semblable dans leur propre pays. C’est une entreprise particulièrement plausible pour peu que la volonté politique et l’adhésion de la population soient à l’ordre du jour.