Les vaccins anti-Covid que l’Algérie utilisera ne proviendront pas d’une seule source. Les responsables du secteur de la santé l’ont annoncé depuis belle lurette et ils continuent à le proclamer à ce jour. C’est que ça reste encore au stade des déclarations officielles. Le concret est toujours en attente. Il y a eu au début la confirmation officielle que l’Algérie avait opté pour le Spoutnik 5. C’était lors du dernier Conseil des ministres de l’année 2020. La piste russe était prévisible depuis plusieurs mois d’ailleurs et donc personne n’était surpris. La réception du vaccin russe était annoncée imminente jusqu’à créer un « imbroglio de communication » au niveau du ministère de la Santé. Toujours est-il que le Spoutnik 5 n’est toujours pas réceptionné par l’Algérie. Y a-t-il un « hic » ? Aucune information officielle n’indique un quelconque problème entre l’Algérie et la Russie.
En restant dans la communication officielle, il y a eu la piste chinoise. C’était lors de la réunion du Conseil du gouvernement de mercredi passé, durant laquelle le ministre de la santé avait « présenté les mesures prises auprès des laboratoires pharmaceutiques chinois ». Il est à noter que cette piste n’oriente vers aucun vaccin précis. Pour la Russie, c’est clair que ce sera le Spoutnik 5 puisque ça a été annoncé officiellement (entre autres par le porte-parole du gouvernement). Concernant le chinois, il n’est question, pour le moment, que d’une vague désignation de « laboratoires pharmaceutiques » sans nom précis. L’annonce du choix de cette dernière piste est survenue au lendemain de la surprenante information en provenance de Pékin, et qui est loin d’être anodine. En effet, mardi dernier, le PDG et un autre responsable du laboratoire pharmaceutique chinois (qui développe des vaccins anti-Covid) annonçaient leur démission. Un changement qui tombe évidemment au mauvais moment. Sinopharm avait conclu des partenariats avec plusieurs pays pour le « marché » des vaccins et le départ du numéro un, qui était derrière les négociations depuis plusieurs mois, ne peut que faire douter les « clients ».
Ces fluctuations des pistes russe et chinoise ouvrent finalement les portes aux autres options. Ce qui explique sans aucun doute la déclaration, hier, du ministre de la Santé, mentionnant la possibilité d’acquérir, au début du mois de février, le vaccin britannique, AstraZeneca. Plusieurs pistes, mais, pour le moment, rien de palpable.