L’impact réel de la production nationale électrique à partir du photovoltaïque se mesurera à court terme. Ce sont les prévisions de Chahar Boulakhras P-DG de la société des énergies renouvelables de la Sonelgaz, la SKTM, avancées par ce dernier lors de son passage hier à l’émission l’invité de la rédaction de la Chaîne III de la Radio Algérienne. A cette occasion, le P-DG a donné quelques éléments d’appréciations qui défendent son approche. « Les grands projets inaugurés depuis que le gouvernement a déclaré en 2015 que la promotion des énergies renouvelables était une priorité nationale sont une preuve irréfutable que la mixte énergétique s’est installé et commence à donner des résultats », a argué le patron de la SKTM. Et d’abonder dans ce sens : «Les capacités de production électrique installées atteignent les 354 mégawatts». L’hôte de la Chaîne III a en outre fait savoir que le pays, en parallèle à l’édification des centrales photovoltaïques, s’est consacré à réunir les moyens qui permettront le transfert de technologie et d’élever à très court terme l’intégration en matière de production des équipements utilisés dans le domaine de l’énergie photovoltaïque. A la question de savoir si l’Algérie n’a pas pris de retard dans l’exploitation de l’énergie photovoltaïque et éolienne, le P-DG a répondu tout de go : «Elles n’ont commencé à être développées qu’à partir de 2010 dans le monde et je peux affirmer que l’Algérie, contrairement à une idée reçue, n’est aucunement en retard pour ce qui concerne l’exploitation de ces types d’énergie. » Au sujet des objectifs tracés dans le domaine du mix énergétique, il a annoncé qu’« à l’horizon de 2030, le pays envisage d’atteindre un mix énergétique de 27% en énergie renouvelable, passant successivement par une phase expérimentale, suivie d’une seconde se traduisant par une intégration industrielle et une troisième phase se traduisant, à partir de 2021, par un déploiement à vaste échelle des supports de production de ces types d’énergie». Concernant les projets en phase de maturation avancée,
M. Boulakhras cite celui de 200 mégawatts, dont l’appel d’offres, dit-il, a déjà été lancé. «A côté des chantiers du renouvelable réalisés par Sonelgaz, il en existe d’autres qui ont été lancés par divers intervenants comme ceux relevant de la Sonatrach et du ministère de l’Intérieur. Autant de petits ruisseaux» qui, estime-t-il, « vont permettre de produire quelque 13,5 gigawatts en 2030 ». Autre volet abordé, celui de l’exportation de l’énergie électrique vers des pays tiers. Le P-DG de la société des énergies renouvelables a indiqué dans ce cadre que cette perspective figure dans l’agenda de la STKM. « Mais à condition que les conditions soient réunies et que la demande soit au diapason et que les équipements de transfert d’énergie soient installés », a tranché le P-DG. Revenant sur le fort volume de consommation en énergie électrique et qui à coup sûr ne va pas cesser de croître et dont il faudra y répondre, l’invité de la radio dira que «notre électricité doit provenir en grande partie du photovoltaïque. C’est d’ailleurs un défi à relever.» Et dans cette perspective, le P-DG reste optimiste. Pour preuve, «74 dossiers de projets d’investissements dans le domaine ont été déposé auprès de la Commission de régulation de l’électricité et du gaz (Creg), instance à charge d’étudier la faisabilité des projets en question », a conclu le patron de SKTM.