La pandémie n’est toujours pas derrière nous. Cette affirmation maintes fois ressassée par, notamment, les responsables de la santé dans notre pays, gagnerait à être sérieusement prise en compte. Il ne s’agit pas de jouer à se faire peur, mais bien à se convaincre d’une autoprotection devenue désormais vitale dans la vie de tous les jours. Il est un fait, les chiffres des dernières semaines n’apportent rien de rassurant. Le nombre de cas confirmés et celui des décès quotidiens confirment une situation inquiétante. La pandémie en Algérie semble toujours indomptable. Et les alertes des services Covid à travers les hôpitaux viennent confirmer cette situation périlleuse. La difficulté pour les Algériens de respecter de façon scrupuleuse les consignes de sécurité sanitaire et la distanciation dans l’espace public constitue, selon les spécialistes de la santé, l’une des causes du prolongement du niveau actuel. Le fameux « plateau » dans lequel reste bloquée la tendance nationale est loin d’être une bonne nouvelle. Il explique une incapacité à répondre à long terme à une situation sanitaire, devenue une réalité étalée dans le temps et non pas conjoncturelle comme on l’aurait espérée. Alors que le plan de déconfinement progressif a déjà été enclenché avec ses exigences, il y a comme une fatalité dans l’attitude général de la population. Les besoins de l’économie semblent prendre le pas sur celles de la santé. Et la lassitude poussant à la fatalité. Et pourtant, dit-on, la possibilité d’une seconde vague n’est désormais pas exclue. Le reconfinement total pour certaines zones du pays particulièrement touchées est également une possibilité envisageable. Les spécialistes de la santé mondiale, l’OMS en tête, estiment que le monde est entré dans « une phase dangereuse ». Dangereuse à cause notamment du relâchement, conséquence des processus de déconfinement engagés, alors que la Covid maintient sa contagiosité. Face à cette éventualité, rester vigilant et adapter sa vie en conséquence est devenu d’une extrême nécessité.