Le président du constructeur iranien Khodro, Hashemi Yekke Zare, a annoncé que ses sous-traitants fourniront le futur site de production de Peugeot Algérie en composants et pièces automobiles.

Mieux, il a affirmé que parmi les entreprises iraniennes qui fabriquent des composants pour le compte de Khodro, certaines sont prêtes à s’implanter et à investir en Algérie pour y produire des pièces détachées ou des éléments pour automobiles et les vendre directement à Peugeot-Citroën Production Algérie.
Ce dernier, qui s’exprimait lors d’une cérémonie de présentation des nouveaux véhicules produits par Khodro, a considéré l’industrie automobile en Iran comme la plus « lucrative », allant jusqu’à estimer à 15 milliards de dollars les économies que l’Iran a faites dans le secteur, car n’important quasiment plus de véhicules.
Il est connu de tous que les Français entretiennent une longue histoire avec l’Iran, où sont implantés les constructeurs Renault et Peugeot, tous deux avec Khodro, également lié aux sous-traitants français à l’image de Faurecia avec lequel il a créé il y a tout juste un an deux joint-ventures, l’une pour la fabrication de systèmes de contrôle des émissions de gaz, aux normes européennes, et une seconde pour la construction de systèmes intérieurs de véhicules, la fabrication de tableaux de bord, de panneaux de porte, de consoles centrales, de modules acoustiques et de garnitures.
D’ailleurs, cette dernière coentreprise débutera la production au début de 2018, année durant laquelle les premières voitures de la marque au Lion sortiront du site de Peugeot-Citroën Algérie Production. L’intérêt des Iraniens pour le marché de l’automobile n’est pas récent : l’iranien Saipa Automaking Group avait déjà fait part de sa volonté de s’implanter en Algérie, matérialisée, fin décembre 2015, par un accord paraphé à l’occasion de la tenue de la Haute Commission mixte algéro-iranienne, avant d’être signé et acté en mai 2016. Il s’agissait de coproduire avec CIMA Motors, du Groupe Tahkout, 5 types de voitures, à raison de 20 000 unités par an : les modèles X100, Tiba I et II, Saina et Pride. Saipa Group est le second constructeur automobile iranien, détenu majoritairement par l’Etat à travers son ministère de l’Industrie.
Pour sa part, le groupe PSA prévoit de fabriquer environ 75 000 véhicules par an, principalement à destination du marché local, en assurant une montée en puissance de la sous-traitance locale à travers l’implantation du même Faurecia en Algérie afin de fournir localement les pièces et composants que nécessite le montage automobile. A titre de rappel, le projet d’usine PSA à Oran, dont l’accord a été signé, à Alger, à l’issue de la tenue du Comefa, le 12 novembre dernier, nécessitera un investissement de 100 millions d’euros, le capital de la coentreprise étant réparti selon la règle 51/49%, et ce, à hauteur de 20% pour l’Entreprise nationale de production de machines-outils Algérie-PMO Constantine, de 15,5% pour le groupe privé Condor et de 15,5% pour un opérateur pharmaceutique algérien (Palpa Pro), pour la partie algérienne, et de 49% pour PSA, pour la partie française.