Pour l’ouverture de la semaine, le baril de brut affichait, hier, des prix en baisse par rapport à la fermeture vendredi.

Après avoir évolué à la hausse en matinée, les cours sont redescendus dans l’après-midi et, vers 16 heures, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en janvier valait 65,33 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 1,43 dollar par rapport à la clôture de vendredi. Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de «Light sweet crude » pour décembre, dont c’est le dernier jour de cotation, perdait 1,38 dollar, à 55,08 dollars, une heure après son ouverture.
Concernant le prix du panier de référence du brut de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), il s’est établi à 66 dollars le baril vendredi, contre 65,28 dollars jeudi, a indiqué l’organisation hier sur son site web. Ce panier, introduit en 2005, comprend le Sahara Blend (Algérie), Girassol (Angola), Djeno (Congo), Oriente (Equateur), Zafiro (Guinée Equatoriale), Rabi light (Gabon), l’Iran Heavy (Iran), Basra Light (Irak), Kuwait Export (Koweït), Es-Sider (Libye), Bonny Light (Nigeria), Qatar Marine (Qatar), Arab Light (Arabie Saoudite), Murban (UAE) et le Mery (Venezuela). Ainsi, après le léger repli réalisé à la fin de la semaine dernière, le baril de brut perdait hier de sa valeur marchande, et ce dans un marché où le spectre de la pénurie d’approvisionnement tend à disparaître, chassé par l’abondance des réserves américaines et l’autorisation par Washington de certains pays gros consommateurs, comme la Chine et l’Inde, à continuer à importer du pétrole iranien, alors que les sanctions américaines contre le troisième producteur de pétrole au monde sont en vigueur depuis le 4 novembre. En outre, des pays impliqués dans l’accord de réduction Opep-non Opep, ont décidé de pomper plus de pétrole pour pallier le
manque que devait normalement provoquer la diminution sur le marché du pétrole iranien. Le sentiment d’une offre trop abondante a été alimenté par l’annonce de l’organisation d’une hausse de sa production en octobre à 32,9 millions de barils par jour, particulièrement du fait de l’Arabie saoudite et des Emirats arabes unis.
Pour tenter de rééquilibrer le marché et éviter que la glissade des prix se poursuive, Riyad a d’ores et déjà annoncé une réduction de sa production de 500 000 barils par jour et appelé à réduire la production mondial d’un million de barils par jour.
Du coup, « la croissance de l’offre des pays non-membres de l’Opep (notamment les Etats-Unis, ndlr) surpasse la croissance de la demande mondiale», a souligné Tamas Varga, analyste pour PVM, tandis que l’Agence américaine d’information sur l’énergie ne cesse de répertorier, semaine après semaine, une hausse des stocks de brut du pays.