Par Feriel Nourine
Les cours du brut affichaient un léger repli dans la matinée d’hier, au lendemain du rapport publié par American Petroleum Institute (API) faisant état d’une augmentation des stocks de pétrole aux Etats-Unis.
C’est en tous les cas la lecture faite par des analystes après l’annonce, mardi, de l’API, fédération regroupant les professionnels du secteur pétrolier dans le pays, d’une hausse des réserves commerciales de brut de 2,3 millions de barils la semaine passée. Cependant l’or noir ne s’éloignait pas trop de ses précédents records, alors que le marché attendait les dernières données de l’Agence américaine de l’information sur l’énergie AIE) sur les stocks aux Etats-Unis.
En effet, vers 11H, le Brent de la mer du Nord pour livraison en décembre s’échangeait à 85,19 dollars le baril sur l’Inter Continental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 1,40% par rapport à la clôture de la veille. A New York, le baril de West Texas Intermediate (WTI), pour le même mois, lâchait 1,71% à 83,20 dollars. Considérée comme plus fiable en matière d’informations, l’AIE devait publier ses propres chiffres dans l’après-midi, alors que le marché tablait déjà sur une augmentation de l’ordre de 2 millions de barils, selon la médiane d’analystes interrogés par l’agence Bloomberg. «Les gains du brut sont par ailleurs limités par les signes d’une reprise des discussions avec l’Iran sur le nucléaire», reprend M. Sandu.
Mardi, les cours avaient de nouveau progressé, se rapprochant de sommets pluriannuels avec un baril de Brent de la mer du Nord qui s’est rapproché des 86,74 dollars, au-delà duquel il aurait atteint un plus haut depuis octobre 2014, avant de terminer à 86,40 dollars. Quant au WTI, il a frôlé les 85 dollars (atteignant 84,88 dollars), qu’il avait franchis lundi pour la première fois depuis octobre 2014. Il a clôturé en hausse de 1,06% ou 89 cents, à 84,65 dollars.
Pour rappel, le pétrole évolue depuis le début de semaine sous l’impact des déclarations émanant du ministre saoudien de l’Energie, Abdelaziz ben Salmane, laissant clairement entendre que les pays de l’Opep+ allaient continuer à faire preuve de prudence dans leur production. En dépit de l’accalmie de la crise sanitaire et de la reprise de la demande mondiale, le chef de file de l’Opep, et principal artisan de l’accord de réduction conclu entre l’organisation et ses alliés, dont la Russie, ne veut pas prendre le risque d’ouvrir les vannes et opte pour le renouvellement de cette démarche, considérée jusque-là comme une carte maîtresse qu’a fait jouer l’alliance Opep-non Opep pour la reprise des prix, après l’effondrement du marché au printemps 2020.
«La crise est en quelque sorte contenue mais elle n’est pas encore terminée, nous devons faire attention à ne pas prendre les choses pour acquises», a expliqué, samedi dernier, Abdelaziz ben Salmane dans une interview accordée à Bloomberg en marge du forum «Saudi Green Initiative». Dans le même ordre d’idée, il a insisté sur la présence toujours active du virus dans certaines parties du monde, citant en exemple la Russie. <