Les cours du pétrole poursuivaient hier leur montée, portés par un dollar encore plus faible après l’accord commercial conclu entre les Etats-Unis et le Mexique. A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en octobre a même frôlé les 77 dollars en début d’après-midi sur l’Intercontinental Exchange (ICE)

, où il s’est échangé à jusqu’à 76,97 dollars, son plus haut niveau depuis mi-juin. Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de « light sweet crude » pour la même échéance était stable une heure après son ouverture, à 68,87 dollars. Les cours «ont bénéficié d’un dollar plus faible et des espoirs que les États-Unis et la Chine parviennent à résoudre bientôt leur conflit commercial», ont jugé les analystes de Commerzbank, faisant remarquer que le récent attrait pour le dollar comme valeur  refuge «s’est atténué» après la nouvelle positive d’un accord commercial entre les États-Unis et le Mexique.
L’or noir étant libellé en dollars, un affaiblissement de celui-ci rend le pétrole moins cher pour les acheteurs utilisant d’autres devises. Le pétrole continuait ainsi sur sa lancée après avoir terminé en hausse lors de sept des huit précédentes séances, à New York comme à Londres. En outre les prix ont été dopés par la baisse du nombre de puits en activité aux États-Unis et le recul des réserves américaines. La perspective du retour des sanctions américaines visant les exportations iraniennes de pétrole au mois de novembre a également contribué à la récente hausse.
Dans ce contexte, les investisseurs n’ont pas tenu compte d’une information sur une hausse de la production de l’Opep dévoilée lundi et qui aurait dû peser sur les cours.
L’organisation des pays exportateurs de pétrole et ses partenaires, tenus par un accord de réduction de la production en vue de maintenir les prix à un niveau élevé, ont extrait en juillet plus d’or noir que les mois précédents d’après les chiffres dévoilés par l’Organisation et relayés par la presse et les analystes. n