Le pétrole rebondissait, hier, après le repli de la veille en fin de séance, alors que les investisseurs étaient en attente de la publication des chiffres de l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA) sur les stocks de brut et la production aux États-Unis. Ainsi, sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, le prix du baril de Brent pour la mer du Nord pour livraison en octobre valait 76,51 vers 16h, en hausse de 56 cents par rapport à la clôture de mardi. Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de «light sweet crude» (pour la même échéance) gagnait 56 cents à 69,09 dollars une heure après son ouverture.

Porté par un dollar encore plus faible après l’accord commercial conclu entre les Etats-Unis et le Mexique, l’or noir s’est hissé jusqu’à 76,97 dollars le baril mardi, soit son plus haut niveau depuis la mi-juin.
Le prix du panier de référence du brut de l`Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), il s’est établi le même jour à 74,75 dollars, contre 74,09 dollars la veille, a indiqué, hier, l’Organisation sur son site web.
Introduit en 2005, le panier de référence des pétroles bruts de l’Opep comprend le Sahara Blend (Algérie), Girassol (Angola), Djeno (Congo), Oriente (équateur), Zafiro (Guinée Equatoriale), Rabi light (Gabon), l’Iran Heavy (Iran), Basra Light (Irak), Kuwait Export (kuwait), Es-Sider (Libye), Bonny Light (Nigeria), Qatar Marin (Qatar), Arab Light (Arabie saoudite), Murban (UAE) et le Mery (Venezuela).
Les cours du pétrole restent également soutenus par la perspective du retour des sanctions américaines sur le pétrole iranien. A ce sujet, le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a réaffirmé hier que l’Iran n’hésiterait pas à se retirer de l’accord de 2015, par lequel il s’est engagé à brider ses activités nucléaires, si celui-ci ne «préserve plus (ses) intérêts nationaux».
Selon les chiffres publiés hier en après-midi par l’EIA, les stocks de pétrole brut aux Etats-Unis ont reculé davantage que prévu la semaine dernière, et les réserves d’essences et d’autres produits distillés ont également baissé.
Lors de la semaine achevée le 24 août, les réserves commerciales de brut ont diminué de 2,6 millions de barils pour s’établir à 405,8 Mb, alors que les analystes interrogés par l’agence Bloomberg prévoyaient une baisse plus modeste de 1,5 million de barils.
Les producteurs de brut ont extrait en moyenne 11 millions de barils d’or noir par jour, se stabilisant ainsi pour la deuxième semaine de suite à un niveau record.n