C’est une nouvelle semaine en baisse qu’a entamée hier le marché pétrolier. Réagissant au maintien par la Chine de sa politique zéro Covid, les prix de l’or noir se sont rétractés, après avoir frôlé les 100 dollars le baril, vendredi.

Synthèse de Feriel Nourine
A la mi-journée, le Brent de la mer du Nord pour livraison en janvier 2023 reculait de 0,48% à 98,10 dollars. Au même moment, le baril de West Texas Intermediate (WTI) pour livraison en décembre perdait 0,63% à 92,03 dollars. Ce léger recul enregistré par les deux références de brut européenne et américaine a un lien avec les spéculations de la semaine dernière sur un assouplissement de la politique zéro Covid de la Chine qui n’ont pas donné de suite, refroidissant ainsi les espoirs de réouverture du pays, selon des analystes chez Sp. Les autorités sanitaires chinoises ont, en effet, douché ces espoirs en soulignant qu’elle continuera à être appliquée « indéfectiblement » malgré la lassitude des habitants. Pour rappel, la Chine est la dernière grande économie à appliquer une politique anti-Covid rigoureuse, qui implique des confinements à répétition, des tests de la population plusieurs fois par semaine et de longues quarantaines. Hier, le pays a fait part de son plus important nombre de nouveaux cas de Covid-19 en six mois, avec près de 5.500 nouveaux cas positifs locaux, dont une grande partie dans la province côtière du Guangdong (sud), un important centre manufacturier. Ce qui fait beaucoup pour le deuxième plus grand consommateur de pétrole de la planète, avec près de 16% de la production mondiale de brut. Le pétrole bénéficie cependant toujours d’un « large soutien » à l’approche de l’entrée en vigueur de l’embargo de l’Union européenne sur le brut russe début décembre, notent aussi des spécialistes du secteur. Le G7 entend également finaliser « dans les semaines à venir » son mécanisme de plafonnement du prix du pétrole russe, sur lequel il travaille depuis plus de quatre mois, ont indiqué vendredi les ministres des Affaires étrangères du groupe dans un communiqué commun. Vendredi, le baril de Brent a clôturé la semaine proche du seuil symbolique de 100 dollars. Les prix de cette référence ont bondi de 4,11%, pour atteindre 98,57 dollars. En séance, il est monté jusqu’à 98,72 dollars, au plus haut depuis près de quatre semaines. Une envolée des cours que les analyses de spécialistes ont attribuée aux anticipations d’un relâchement des restrictions sanitaires en Chine. Ce qui ne s’est finalement pas produit. n