Les prix du pétrole se tassaient légèrement lundi, tirés vers le bas par plusieurs facteurs dont un regain de vigueur du dollar, les investisseurs attendant par ailleurs davantage d’éléments sur la future politique américaine vis-à-vis de l’Iran. Lundi matin, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mars abandonnait 0,13% à Londres par rapport à la clôture de vendredi, à 55,03 dollars. Le baril américain de WTI pour le mois de février lâchait de son côté 0,02% à 52,35 dollars. Les cours des deux contrats de référence du brut ont terminé la semaine passée sur une séance de forte baisse, de plus de 2% vendredi, après avoir touché deux jours plus tôt des plus hauts depuis la fin du mois de février 2020, à respectivement 57,42 dollars et 53,93 dollars le baril. Les prix du pétrole «restent sous pression», a constaté Eugen Weinberg, analyste. «Les craintes économiques liées au Covid-19, un dollar américain plus fort et un sentiment plus pessimiste des investisseurs jouent tous leur rôle» en ce sens, a-t-il continué. La pandémie a passé vendredi la barre des deux millions de morts dans le monde depuis sa découverte en Chine en décembre 2019 et le nombre de contaminations se rapproche lundi des 100 millions. Le Dollar index, qui compare le billet vert à d’autres grandes devises, évoluait par ailleurs à son plus haut depuis près d’un mois, s’éloignant de son plus bas en deux ans et demi touché début janvier. Pour le marché de l’or noir, cela signifie que le baril, dont le prix est fixé en dollar, est plus cher pour les acheteurs utilisant d’autres devises. Mais «dans l’ensemble, l’environnement reste favorable (aux prix), avec des acheteurs qui surgissent chaque fois que le prix baisse», a souligné l’analyste Carlo Alberto De Casa. Les analystes identifiaient par ailleurs lundi un principal facteur à même d’installer un plafond aux prix du brut: un assouplissement de la politique américaine vis-à-vis de l’Iran, évoqué à plusieurs reprises par le futur locataire de la Maison Blanche Joe Biden et faisant revenir un volume de brut sur le marché aujourd’hui écarté.(APS)