Les prix du pétrole étaient stables vendredi, les investisseurs accueillant favorablement des mesures de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) non restrictives pour les échanges et des rumeurs autour d’une réunion avancée de l’Opep. Ce matin, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mars, dont c’est le dernier jour de cotation, valait 58,47 dollars à Londres, en hausse de 0,31% par rapport à la clôture de jeudi. A New York, le baril américain de WTI pour la même échéance gagnait 0,35% à 52,32 dollars. La veille, le Brent et le WTI ont respectivement perdu 2,5% et 2,2%, après avoir touché des plus bas depuis octobre à 57,71 dollars et 51,66 dollars aux alentours de 18H00 GMT. Les investisseurs «sont rassurés par la décision de l’OMS de ne pas restreindre les voyages et les échanges avec la Chine», a estimé un analyste, des recommandations «qui sont des bonnes nouvelles pour le pétrole», a ajouté un autre. L’OMS a averti jeudi que les restrictions à la circulation des personnes et des biens pendant une urgence de santé publique pourraient s’avérer «inefficaces», perturber la distribution de l’aide et plomber l’économie des pays touchés. L’organisation a toutefois déclaré que l’épidémie du nouveau coronavirus constituait «une urgence de santé publique de portée internationale». Le nombre de patients contaminés approche désormais les 10.000 en Chine continentale (hors Hong Kong et Macao), dépassant l’épidémie de Sras (Syndrome respiratoire aigu sévère) en 2002-2003. Les marchés se font également l’écho de la possibilité que l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) se réunisse plus tôt que prévu, pour tenter d’ajuster au mieux et au plus vite leur production afin de soutenir les prix de l’or noir.<