Les prix du pétrole poursuivaient leur hausse vendredi, encouragés par des tensions persistantes sur la disponibilité de l’offre mondiale dans le contexte de la crise ukrainienne.

Dans la matinée, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juin, dont c’est le dernier jour de cotation, prenait 1,30% à 108,99 dollars. Le baril de West Texas Intermediate (WTI) américain pour livraison le même mois gagnait quant à lui 0,99% à 106,40 dollars.

“Les prix du pétrole repartent à la hausse (…) alors que les risques d’un embargo de l’Union européenne sur le pétrole russe augmentent, ce qui réduirait l’offre disponible sur le marché mondial et accentuerait le déséquilibre entre l’offre et la demande”, ont souligné des experts pétroliers.

Les ministres européens en charge de l’énergie se réuniront lundi 2 mai en “session extraordinaire”, a annoncé mercredi soir la ministre française en charge de la Transition écologique, Barbara Pompili, après la décision du groupe russe Gazprom de suspendre dès mercredi les livraisons de gaz vers la Bulgarie et la Pologne.

La hausse des prix du brut résulte aussi, selon des analystes, de l’appréciation du dollar américain, ayant atteint son plus haut niveau depuis deux décennies par rapport à un panier d’autres devises, ce qui pèse sur le prix du brut en affaiblissant le pouvoir d’achat des investisseurs utilisant d’autres devises.