Les cours du pétrole ont poursuivi, hier lundi, leur progression, entamée depuis le début de la semaine dernière, dans un marché optimiste grâce à de multiples facteurs tant sur l’offre que sur la demande. Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en avril gagnait 1,27% à Londres, à 63,22 dollars, au plus haut depuis le 22 janvier 2020. Il avait franchi la barre des 60 dollars lundi dernier. Le baril de pétrole américain de WTI a franchi la barre des 60 dollars, une première depuis le 9 janvier 2020, effaçant ainsi les dégâts de la pandémie de Covid-19 grâce à de multiples facteurs tant sur l’offre que sur la demande. Le baril américain de WTI pour le mois de mars s’appréciait de 1,78% par rapport à la clôture de vendredi, à 60,53 dollars, après avoir passé dès les premiers échanges asiatiques la barre de 60 dollars. «L’optimisme concernant le déploiement des vaccins (contre le Covid-19) permet d’alimenter l’appétit pour le risque», a commenté Carlo Alberto De Casa, analyste. «Cette situation, conjuguée aux énormes liquidités injectées par les banques centrales, tire les marchés vers le haut, dont celui du pétrole», a-t-il ajouté. Le brut est orienté à la hausse depuis plusieurs mois du fait d’un regain d’optimisme, de la conviction selon laquelle le ralentissement du rythme des infections et le lancement des campagnes de vaccination permettra de renouer avec une forme de normalité, et donc d’encourager la demande. Les deux contrats de référence ont grimpé de plus de 20% depuis le début de l’année. La situation météorologique particulière aux Etats-Unis était également de nature à soutenir le mouvement haussier de l’or noir, le Texas étant en proie à une vague de froid qui pourrait selon plusieurs observateurs et acteurs de marché peser sur la production du fait de la mise à l’arrêt de certains puits, de coupures de courant et de perturbation des transports. L’Agence internationale de l’énergie (AIE) et l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) ont partagé jeudi dernier des perspectives prudentes sur la demande d’or noir cette année. Et les prix au plus haut depuis plus d’un an encouragent les producteurs à ouvrir le robinet un peu plus. Enfin, la séance est écourtée lundi en raison de jours fériés dans certains pays asiatiques pour le Nouvel an lunaire et aux Etats-Unis pour le «Presidents’ Day».