Les prix du pétrole renouaient hier vendredi avec leur plus «haut niveau depuis mi-2015 en cours d’échanges européens. Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mars, dont c’est le «premier jour d’utilisation comme contrat de référence, valait en «fin de matinée 66,46 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de «Londres, en hausse de 30 cents par rapport à la clôture de jeudi.»

Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange «(Nymex), le baril de «light sweet crude» (WTI) pour le contrat de février «prenait 28 cents à 60,12 dollars.» Si le Brent restait légèrement en deçà de son plus haut de l’année atteint «mardi en raison d’un changement de contrat de référence, le WTI a touché «60,32 dollars, son plus haut niveau depuis juin 2015», selon les analystes. Avant de partir en week-end prolongé pour le Nouvel An, les investisseurs «américains vont devoir s’intéresser à la vague de froid qui s’est abattue «sur une grande partie des Etats-Unis», a expliqué un expert du cabinet Petromatrix.
Le nord des Etats-Unis est en effet balayé par une vague de froid extrême avec des températures chutant jusqu’à -40°C., poussant les consommateurs à faire grimper leurs chauffage, et augmenter la consommation de produits distillés de pétrole. Le marché évoluait cependant dans des volumes très modérés à l’approche du Nouvel An, préviennent les analystes. «Nous restons à peu près certains que les récents plus hauts niveaux ne tiendront pas sur le moyen terme, et que le prix (du WTIWTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l’énergie., ndlr) repassera sous les 60 dollars en janvier, mais pour l’instant, l’entrain festif se maintient», ont prévenu les analystes.
Parmi les raisons de prudence, ces derniers notent la reprise attendue du «pipeline de Forties, dont l’arrêt début décembre a fortement entravé la «production britannique de mer du Nord. L’oléoduc de Forties, par lequel passent habituellement l’équivalent d’entre 400.000 et 450.000 barils de pétrole chaque jour, est fermé depuis le début du mois, mais son opérateur Ineos a affirmé mardi dernier que les réparations étaient désormais finies et que des tests de pressurisation étaient en bonne voie.