Les prix du pétrole avançaient mardi, la baisse attendue de l’offre d’or noir prenant le pas sur les craintes qui entourent toujours la vigueur de la reprise de la demande. Mardi matin, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mars gagnait 0,52% à Londres par rapport à la clôture de lundi, à 56,17 dollars. Le baril américain de WTI pour le même mois grimpait dans le même temps de 0,55% à 53,06 dollars. « Les attentes d’un resserrement de l’offre mondiale compensent les craintes qu’un lancement chaotique des campagnes de vaccination contre le Covid-19 n’émousse encore plus la demande » de brut, a résumé Avtar Sandu, analyste. Le fait que l’Irak a promis de réduire sa production de pétrole en janvier et février, selon des informations rapportées par Bloomberg, et que « le président américain Joe Biden pourrait annoncer mercredi des mesures préparatoires en vue d’une interdiction de nouveaux forages pétroliers et gaziers sur les terres fédérales » sont de nature à soutenir les prix, a continué M. Sandu. Les investisseurs accueillent d’autant plus favorablement l’annonce irakienne que Baghdad ne fait généralement pas partie des bons élèves de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et dépasse régulièrement les quotas de production qui lui sont assignés par l’organisation et ses alliés via l’Opep+. La production américaine reste quant à elle relativement élevée, à 11 millions de barils par jour, selon les derniers chiffres publiés vendredi par l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA). Mais la tendance haussière se calme, remarque un autre analyste, Stephen Innes, du fait des « inquiétudes concernant l’efficacité et le déploiement du vaccin contre le Covid-19 ». ( APS)