Les prix du pétrole étaient proches de l’équilibre hier mercredi, sans avancée majeure des négociations sur le nucléaire iranien et avant la publication par l’EIA des données sur les stocks américains, attendus en baisse. Peu avant midi, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juillet valait 68,80 dollars à Londres, en hausse de 0,22% par rapport à la clôture de mardi. A New York, le baril de WTI pour le même mois abandonnait 0,03% à 66,05 dollars. Le marché attendait les données hebdomadaires sur les stocks de pétrole brut aux Etats-Unis, publiées par l’Agence américaine d’information sur l’Energie (EIA) plus tard dans la journée. Mardi, la fédération qui regroupe les professionnels du secteur pétrolier aux Etats-Unis, l’American Petroleum Institute (API), aux estimations jugées moins fiables, a indiqué que ceux-ci avaient diminué de 440.000 barils dans le pays la semaine passée. Selon la médiane d’analystes interrogés par l’agence Bloomberg, ces stocks sont aussi attendus en baisse par l’EIA, de l’ordre de 1 million de barils. Un tel volume pourrait «maintenir l’appétit haussier (des investisseurs) à son niveau actuel», a estimé Ipek Ozkardeskaya, analyste de Swissquote Bank. Cependant, «la possibilité d’un retour de l’offre de pétrole iranien sur le marché empêche les prix du pétrole de progresser davantage», notent les analystes de ING. L’industrie pétrolière iranienne est soumise à embargo par les Etats-Unis mais une amélioration des relations entre Washington et Téhéran pourrait conduire à l’allègement de ces sanctions et donc à l’arrivée sur le marché d’un volume important d’or noir. Le pétrole profite aussi de la faiblesse du dollar, un mécanisme qui rend le brut plus attractif car meilleur marché. Les investisseurs surveillent également la situation sanitaire dans le monde qui a une incidence directe sur la consommation d’or noir. Au rang des mauvaises nouvelles pour la demande, le variant du coronavirus détecté en Inde pour la première fois a été officiellement signalé dans 53 territoires, a annoncé mercredi l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans un rapport.