Après une série de gains qui lui a permis de clôturer la journée de mardi au-dessus des 66 dollars, soit son plus haut niveau depuis les attaques sur les infrastructures pétrolières saoudiennes, mi-septembre dernier, le pétrole reculait hier en cours d’échanges européens, alors que les investisseurs étaient en attente de la publication des stocks américains par l’Agence internationale de l’énergie ( AIE) plus tard dans la journée.
A la mi-journée, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en février valait 65,82 dollars à Londres, en baisse de 0,42% par rapport à la clôture de la veille lorsqu’il avait atteint 66,24%.
Des analystes ont expliqué l’interruption des hausses consécutives qui s’est produite hier par « la perspective d’une hausse des stocks de brut américains », ont expliqué les analystes, se basant sur les premiers chiffres de la fédération professionnelle du secteur API sur ces stocks publiés hier en fin de séance américaine. Lesquels chiffres indiquaient une hausse « inattendue » de 4,7 millions de barils, de même que ceux d’essence et d’autres produits distillés.
Concernant les prix du panier de quatorze pétroles bruts (ORB), qui sert de référence à l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), il a encore grimpé mardi pour s’établir à 67,48 dollars, selon les données de l’Organisation publiées hier sur son site web.
Introduit en 2005, le panier de référence de pétrole brut de l’Opep comprend actuellement le Sahara Blend (Algérie), Girassol (Angola), Djen(Congo),Oriente (Equateur), Zafiro (Guinée Equatoriale),Rabi light (Gabon), Iran Heavy (Iran),Basra Light (Irak), Kuwait Export ( Koweït), Es-Sider (Libye), Bonny Light (Nigéria), Arab Light (Arabie saoudite), Murban (Emirats arabes unis) et Mery (Venezuela).
En plus de la trêve commerciale entre les Etats-Unis et la Chine, l’or noir doit ses gains de ces derniers jours à la décision prise par l’Opep et ses partenaires le 7 décembre portant des coupes supplémentaires de 500 000 barils par jour de leur production, ce qui portera à 1,7 mbj la réduction de l’Opep+.
Cet ajustement entrera en vigueur à partir du 1er janvier 2020, alors qu’une nouvelle réunion de l’Organisation et ses alliés est attendue pour le 6 mars prochain à Vienne, sachant que l’accord de limitation de la production s’achève le 31 mars 2020.
Cette réunion sera précédée par la tenue à Vienne de la 18e réunion du Comité ministériel de suivi de l’accord Opep-Non opep (JMMC) composé de sept pays membres de l’Opep (Algérie, Arabie Saoudite, Emirats Arabes Unis, Irak, Koweït, Nigeria et Venezuela) et de deux pays non membres de l’Opep (Russie et Kazakhstan).<