PAR INES DALI
Ce sont des taux bien maigres que les cours du pétrole ont enregistrés à l’ouverture des marchés londonien et new-yorkais en ce début de semaine, continuant à marquer la volatilité qui les a caractérisés ces derniers jours. Sur l’InterContinentalExchange (ICE), le baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en décembre, grappillait 0,32% à 91,92 dollars. Quant au baril de West Texas Intermediate (WTI), pour livraison en novembre, il a gagné 0,20% à 85,78 dollars sur le New York Mercantile Exchange.
Depuis le début du mois, les prix du brut sont passés d’une semaine de hausses, déclenchées par les baisses de production de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et leurs alliés (OPEP+), à une semaine de baisse. La décision des pays de l’OPEP+ de réduire leur production globale de l’or noir de 2 millions de barils par jour pour le mois de novembre n’a pas induit une hausse spectaculaire des prix telle qu’appréhendé. Cette décision prise le 5 octobre, lors de la réunion mensuelle des pays de l’OPEP+ dans la capitale autrichienne, était basée sur les fondamentaux du marché, selon l’offre et la demande, de façon à assurer la «stabilité du marché» et «un prix juste et équitable» aussi bien pour les producteurs que les consommateurs. «Les prix pourraient continuer d’être volatils dans le futur proche, car les incertitudes sur l’économie mondiale» pèsent sur les cours, a souligné Walid Koudmani, analyste chez XTB. Du côté du gaz, il semble que la situation en Europe est meilleure comparativement aux appréhensions affichées par ses pays membres il y a encore à peine quelques jours, du fait de l’amélioration des niveaux de leurs réserves. Du coup, le prix du gaz européen reculait, hier, à son plus bas depuis juin.
Le contrat à terme du TTF néerlandais, référence du gaz naturel en Europe, coûtait 137,20 euros le mégawattheure (MWh) vers 10H00 GMT après avoir reculé jusqu’à 131,10 euros, un niveau plus vu depuis fin juin, rapporte l’AFP, qui plaide pour une baisse plus conséquente, affirmant que «si le prix du mégawattheure a fondu depuis son sommet à près de 350 euros en août, il reste deux fois plus élevé qu’au début de l’année».
Commentant la baisse des prix, un analyste a confirmé la bonne tenue des réserves européennes. «Les réserves de gaz naturel se remplissent plus vite qu’on ne le pensait encore il y a quelques mois», a déclaré à l’AFP Giovanni Staunovo, analyste chez UBS. L’Union européenne multiplie les efforts pour compenser les livraisons de gaz russe et plusieurs pays font état de réserves plus abondantes que prévu avant l’hiver, est-il encore souligné de même source. <