Pour leur journée d’ouverture hebdomadaire, les marchés pétroliers évoluaient, hier, dans une tendance haussière par rapport aux prix qu’ils avaient affichés en clôture, vendredi.

Sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mars s’échangeait à 67,80 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE), en hausse de 18 cents par rapport à la dernière cotation de la semaine écoulée.
De son côté, le baril de « Light sweet crude » (WTI) pour le contrat de février prenait 36 cents, à 61,80 dollars, dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).
L’ouverture en hausse d’hier pourrait être relayés par de nouveaux records durant la semaine, dans le sillage du scénario de jeudi dernier, lorsque les cours avait réalisé leur plus haut niveau depuis mai 2015, après avoir atteint 68,27 dollars le baril de Brent et 62,21 dollars le baril de WTI. Cette envolée est le résultat de plusieurs paramètres combinés qui ont influé sur le marché durant la semaine, entre l’importante baisse des réserves de brut aux Etats-Unis (-7,4 millions de barils), les inquiétudes sur les tensions en Iran, et ses possibles conséquences sur la production dans ce pays, et le poursuite du rééquilibrage entre l’offre et la demande. Toutefois, pour la journée d’hier, les gains du brut étaient freinés par un léger renchérissement du dollar, mouvement qui pèse sur le pouvoir d’achat des investisseurs munis d’autres devises, le billet vert étant la monnaie de référence des cours de l’or noir, ont relevé des analystes.
Cela étant, sur le plan des fondamentaux du marché, les cours restent portés par le fait que l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et d’autres pays non-membres continuent à faire valoir un haut niveau de respect des accords de limitation de la production ainsi que par la contestation en Iran, la baisse des stocks (mondiaux de pétrole) et la vague de froid aux Etats-Unis, résument les analystes, ajoutant que « dans ce contexte, les investisseurs spéculatifs parient sur une poursuite de la hausse des cours ». Concernant le taux de respect de l’accord de limitation de l’offre pétrolière, il a atteint 128% en décembre dernier contre 122% le mois d’avant. Une adhésion encore plus forte affichée depuis l’entrée en vigueur du même accord, en janvier 2017. Les membres de l’Opep et non-membres ont décidé de respecter le quota de production qui leur a été attribué dans le cadre le cadre d’une réduction globale de 1,2 million de barils par jour pour les pays membres de l’Opep et 600 000 barils par jour leurs alliés au nombre de 10, sous la houlette de la puissance pétrolière Russie.
Avec un pareil taux de respect des quotas de production, les pays concernés mettent fin à l’indiscipline de certains signataires de l’accord qui avaient sensiblement réduit de la portée de la réduction décidée. L’unisson qui a fait force ces deux derniers mois aura servi à s’afficher en hausse conséquente des cours, sur fond d’un rééquilibrage qui s’installe sur le marché. Et qui semble bien soutenu pour durer.