Les prix du pétrole étaient en petite hausse mercredi, en attendant de potentielles nouvelles sanctions européennes contre la Russie visant l’énergie, et avant les stocks de brut américains.

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juin prenait dans la matinée 0,68% à 107,36 dollars. Le baril de West Texas Intermediate (WTI) américain pour livraison en mai gagnait quant à lui 0,82% à 102,80 dollars.

La Commission européenne a proposé mardi aux Vingt-Sept de durcir les sanctions contre Moscou, en arrêtant leurs achats de charbon en provenance de Russie, qui représentent 45% des importations de l’Union européenne, “mais pas une interdiction des importations de pétrole et de gaz russes”, selon des analystes soulignant, dans ce sens, que “cela ne signifie pas pour autant que la question n’est plus sur la table”.

L’Union européenne devra prendre “tôt ou tard” des sanctions sur le pétrole et le gaz russes, a déclaré mercredi le président du Conseil européen Charles Michel.

Le possible embargo européen sur les importations de charbon russe a dopé les prix, la tonne de charbon évoluant mercredi à nouveau au-dessus des 300 dollars, bien qu’encore loin de son record historique à 465 dollars, atteint le 7 mars dernier.

Les investisseurs se tourneront également mercredi vers les données hebdomadaires de l’Agence américaine d’information sur l’Energie (EIA) sur les stocks commerciaux de brut des Etats-Unis, premier consommateur de pétrole au monde.