La célébration du 49e anniversaire de la nationalisation des hydrocarbures, hier, a été l’occasion de procéder à l’inauguration officielle de la raffinerie de Sidi Arcine, sise à Baraki (Alger), par le Premier ministre, Abdelaziz Djerad, en compagnie du ministre de l’Energie, Mohamed Arkab, après des travaux de réhabilitation visant à augmenter sa production.

La mise en service des nouvelles installations et unités de la raffinerie de Sidi Arcine, qu’on appelle également raffinerie d’Alger, permettront d’assurer environ 95% des besoins en carburants de la région Centre, avec le défi d’atteindre, à terme, l’objectif de satisfaire la totalité des besoins exprimés dans la région, selon le directeur général de la raffinerie, Hasni Boukhalfa. «La mise en service des nouvelles installations permettra d’augmenter les capacités de la raffinerie d’Alger. C’est ce que nous appelons la charge brute qui va être augmentée de 2,7 millions de tonnes (Mt) par an à 3,645 Mt/an tous produits confondus, à savoir GPLc, essence super, normal et sans plomb, gasoil, nafta, etc.», a-t-il déclaré.
Avec «un parc automobile qui est en nette augmentation depuis quelques années, il est devenu nécessaire, voire impératif de passer à une production supérieure» pour satisfaire la consommation en carburants. La raffinerie d’Alger ne produisait que 1,7 million de tonnes de carburants, ce qui représente 45 à 50% des besoins. C’est pour cette raison que sa rénovation s’est imposée, cela outre le fait que sa construction date des années 1960 et que les techniques et méthodes de travail ont évolué depuis. «La rénovation de cette raffinerie a permis sa modernisation. Le défi est de passer à l’autosuffisance en produits carburants et de créer de nouveaux postes d’emploi», selon les objectifs fixés par l’entreprise.
«Avec la réhabilitation des installations, notre objectif était d’augmenter rapidement la production, et c’est ce à quoi nous nous attelons», a affirmé Hasni Boukhalfa, lors de la cérémonie de présentation des nouvelles capacités et défis de la raffinerie, devant un parterre composé, outre du Premier ministre et du ministre de l’Energie, du ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, Kamel Beldjoud, du ministre des Travaux publics et des Transports, Farouk Chiali, du ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Chawki Acheuk Youcef, ainsi que du président-directeur général du groupe Sonatrach, Toufik Hakkar.

L’exportation en point de mire
M. Boukhalfa a fait savoir que «certaines productions ont débuté en mai 2019, tandis qu’une deuxième unité a été mise en service en novembre 2019 et la troisième le sera à la fin du mois en cours». Les capacités de stockage de la raffinerie ont également «augmenté avec la mise en place de 21 nouveaux bacs et de quatre nouvelles sphères de stockage», a-t-il indiqué. Il a également parlé d’«une nouvelle unité de production des composants pour la fabrication des essences».
«A partir de 2024, nous allons avoir un excédent de gasoil et d’essence avec la mise en service prochaine de la raffinerie de Hassi Messaoud. Donc après la satisfaction des besoins locaux, nous comptons exporter l’excédent réalisé», a-t-il annoncé, avant de préciser que «la production de gasoil qui est de 2 Mt/an passera à 4,25 Mt/an en 2024, tandis que celle de l’essence passera de 1,2 Mt/an par à 2,5 Mt/an» à la même échéance. Il convient de noter que l’achèvement des travaux de réhabilitation de la raffinerie d’Alger a eu lieu en février 2019. Ils ont été réalisés par le groupe China Petrole Engineering and Construction Corporation (CPECC), après la signature du contrat en 2016 pour un montant de 45,5 milliards de dinars.

Djerad : «La nouvelle Algérie connaitra un bond qualitatif»
Lors d’une brève allocution, le Premier ministre Djerad a transmis les vœux du Président Tebboune et les siens à l’ensemble des présents parmi lesquels les travailleurs, les syndicalistes et le secrétaire général de la Fédération nationale des travailleurs du pétrole, du gaz et de la chimie (FNTPGC) à l’occasion du double anniversaire de la création de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA) et de la nationalisation des hydrocarbures. «Cette journée nous rappelle le chahid Aïssat Idir, fondateur de l’UGTA en 1956, et Houari Boumediène qui a nationalisé les hydrocarbures en 1971, qui ont laissé chacun une forte empreinte dans le développement du pays et le recouvrement de ses richesses. Mais quelles que soient les richesses d’un pays, sa première et véritable richesse est sa ressource humaine. De même que le travail est la base de tout développement. Je vous encourage et vous dis, au nom du Président de la République, nous avons une entière confiance que l’Algérie connaîtra un bond qualitatif grâce à ses hommes et ses femmes. La nouvelle Algérie à laquelle nous aspirons tous sera, bientôt, avec l’aide de Dieu, au service de tous ses enfants», a déclaré le Premier ministre.