A quelques jours de la fête de l’Aïd, clôturant un mois inaccoutumé de Ramadhan sous confinement, de plus en plus d’appréhension s’expriment. La fête de l’Aïd est connue pour être une occasion où les rencontres familiales et amicales se font nombreuses et les déplacements et visites d’une grande activité. Dans une conjoncture sanitaire mondiale toujours difficile, cette perspective pourrait s’avérer particulièrement menaçante si ce n’est le bon sens et la discipline dont devraient s’armer les citoyens en ces journées particulières. Pour la première fois, les Algériens devraient vivre des fêtes de l’Aïd en évitant les visites familiales qui pourraient constituer un énième risque de pic d’une pandémie toujours en état de propagation. Les chiffres quotidiens des cas confirmés sont toujours dans des taux inquiétants. Et les prochains jours seront importants pour réfléchir et décider d’un conditionnel déconfinement. L’on parle déjà d’une possible décision de confinement totale durant les jours de l’Aïd, afin d’éviter des contacts à grande échelle entre personnes qui pourraient s’avérer particulièrement périlleux. Les autorités religieuses sont déjà montées au créneau en appelant à respecter les gestes barrières et le confinement durant l’Aïd en évitant les visites familiales et en privilégiant les moyens de communication modernes. Il est désormais clair, la lutte contre le coronavirus passe inéluctablement par l’adaptation des régulières conditions de vie à la nouvelle situation sanitaire. Une situation appelée à durer. Aujourd’hui que la question du retour des écoles a été tranchée, il reste la complexe question du retour aux activités commerciales et les précautions à prendre afin de rendre le déconfinement le plus tôt possible. Alors que la pandémie est toujours menaçante, certains pays ont commencé à déconfiner prudemment. Chez nous, les prochaines semaines seront déterminantes. Le bilan de chaque jour sera décisif pour la suite.