L’ancien ministre de l’Intérieur, Noureddine Yazid Zerhouni, décédé vendredi à l’âge de 83 ans, a été inhumé hier samedi en milieu de journée au cimetière d’El-Alia à Alger. Les obsèques se sont déroulées en présence notamment du ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, Kamel Beldjoud, et du conseiller du président de la République, Abdelhafid Allahoum, des membres de sa famille et des proches. Noureddine Yazid Zerhouni est décédé vendredi matin à l’hôpital militaire de Ain Naâdja à Alger, à l’âge de 83 ans des suites d’une longue maladie. Né en 1937 en Tunisie, il avait rejoint les rangs de l’Armée de libération nationale (ALN) au sein de laquelle il est devenu membre actif avant d’intégrer le ministère de l’Armement et des Liaisons Générales (MALG) qui était le service de renseignement de l’ALN. En 1958, il dirige, au sein du Front de libération nationale (FLN), la création de la direction de documentation et de recherches (DDR), puis il est nommé pour diriger les services de renseignement de l’ALN. Il devient responsable, dès l’indépendance du pays, des services opérationnels de la sécurité militaire. En 1961, il fait partie de la délégation algérienne aux Accords d’Evian en tant qu’expert militaire. Après l’indépendance, le défunt a occupé plusieurs postes dont ceux de ministre de l’Intérieur et vice-Premier ministre, comme il a été ambassadeur d’Algérie dans plusieurs pays, notamment à Washington, Mexico et Tokyo. La responsabilité de cet ancien responsable lors des évènements du «printemps noir» de Kabylie est au coeur d’une polémique soudain ranimée sur les réseaux sociaux par la nouvelle de son décès. <