La Fédération algérienne du médicament (FAM), qui se compose de l’Unop, Adpha et du Snapo, organise demain mercredi 22 février à Alger, une rencontre, dont le principal ordre du jour est consacré au problème des ruptures et de la disponibilité des médicaments.

En fait, les acteurs du marché du médicament souffrent, depuis plusieurs semaines, de ce phénomène s’inquiétant surtout de la santé des malades et en particulier chroniques. 

Il s’agit surtout de la pénicilline G, qui est en manque, de l’amoxicilline, de la gentamycine et certains anti-inflammatoires, comme le diclofenac. Le Snapo reçoit d’ailleurs quotidiennement des rapports de ses bureaux des wilayas au sujet des produits en rupture. Face à cette situation le syndicat communique au ministère de la Santé, de manière périodique, la liste des ruptures.
Concernant la conférence de mercredi, l’objectif principal étant de donner l’occasion aux acteurs du marché du médicament de s’exprimer sur les problèmes qui entravent leurs activités. Selon le Snapo, il y aura des représentants des distributeurs qui vont s’expliquer sur le sujet et exposer leur constat, les importateurs à travers l’Unop pour signaler plusieurs problèmes comme la signature des programmes d’importation, et le renouvellement d’autorisation d’enregistrement qui se fait tous les cinq ans. Le Snapo précise qu’il n’y a pas seulement la pénurie de médicaments mais aussi celle des principes actifs qui est enregistrée. Le Snapo, pour sa part, va exposer le constat des officines par rapport à la disponibilité des médicaments et des commandes.
Pour rappel, la FAM est née en novembre 2016. Ses missions étant de préserver et approfondir la croissance annuelle estimée à 17%, défendre les intérêts moraux et matériels des membres la composant, notamment dans le souci de garantir la régularité de la chaîne du médicament (fabrication, importation, distribution et dispensation), en se basant, plus particulièrement, sur le relèvement de la production locale. Pour le Snapo, la priorité est de faire face aux mutations à venir, en vue de participer à la régulation de la chaîne du médicament en puisant les solutions entre professionnels du métier. Il y a lieu de rappeler que le président du Syndicat national des praticiens de la santé publique (SNPSP), Lyes Merabet avait récemment annoncé que les hôpitaux font face à des pénuries fréquentes de médicaments et produits pharmaceutiques.
Il a indiqué que son syndicat a comptabilisé 28 produits en rupture. Il s’agit entre autres «de vaccins, de seringues, de coton salivaire, de masques à oxygène, de clichés pour radio numérisée… », alors que des professionnels du domaine avaient quelque 300 médicaments en rupture dans les pharmacies. Le ministère de la Santé, lui, avait affirmé que les «tensions sur les médicaments seront maîtrisées dans les jours à venir» et sont dues aux retards occasionnés lors du contrôle de leur mise en conformité.