Que ceux qui dorment sur leurs «lauriers» se réveillent. Le pétrole disparaîtra même s’il sera disponible en grandes quantités. Tout simplement, les pays, dont l’économie et la stabilité sociale dépendent encore de l’exportation des hydrocarbures, vont être très sérieusement secoués. Le «temps» appliqué ici ne dépasse pas le court terme. Cette fois, c’est du concret et c’est loin d’être des spéculations.
Les négociations, lancées dernièrement entre la firme italienne, ENI, et British Petroleum (BP) pour le rachat des actifs algériens possédés par la partie britannique, sont la dernière illustration des transformations en cours dans le monde de l’énergie. Et cette fois, cela ne concerne pas uniquement d’autres pays. L’Algérie officielle ne cesse pas, et ça ne date pas d’aujourd’hui, de clamer sur tous les toits que l’avenir ce sont les énergies renouvelables, et qu’il faut ne plus dépendre des hydrocarbures, sans presque rien de palpable.
Les discours creux et sans envergures ont fait perdre beaucoup de temps à l’Algérie, alors qu’ailleurs les données étaient, et sont encore, en train de changer. Le désengagement des énergies fossiles de la part des majors pétrolières et gazières est en marche, et l’épisode de BP avec l’Algérie est venu le confirmer.
La non-diversification de l’économie du pays ne pouvait pas engendrer de résultats positifs. Le constat a été fait depuis des lustres et la sonnette d’alarme tirée par plus d’un, mais le statu quo était de rigueur. La fuite en avant ne pouvait pas perdurer, et voici que la tendance est mondiale. Même les éternels appuis que les pays pétroliers trouvaient chez les multinationales sont en train de fondre. Les grands bénéfices d’antan ne sont plus d’actualité. La pandémie est venue accélérer cette tendance et tout démontre que ce sera irrémédiable.
La Covid-19 a tout chamboulé et ses effets touchent, et toucheront, le quotidien de chacun, et l’existence même de certains Etats est remise en question.
La transition énergétique, omise depuis longtemps, et réhabilitée dernièrement avec le département octroyé à Chem-Eddine Chitour, mérite bien plus d’importance que celle accordée jusqu’à maintenant.
L’enjeu est énorme. Cela concerne l’Algérie de 2021 et toutes les générations futures…