Le ministère des Affaires religieuses et des Wakfs a publié, hier, la liste des agences de voyages et de tourisme retenues pour encadrer l’opération Hadj 2017. Le coût du Hadj est maintenu à 370 000 DA, auquel il faut ajouter 120 000 DA du billet d’avion. La liste comprend 38 agences chargées de prendre en charge nos hadjis durant la saison du pèlerinage, cette année, alors qu’elles étaient 58 à avoir organisé le Hadj 2016. Par ailleurs, une délégation algérienne, composée de responsables de l’Office national du Hadj et de la Omra, se déplacera à la mi-février en Arabie saoudite pour régler les détails inhérents, notamment à l’hébergement et la restauration des pèlerins, a-t-on également annoncé. Mais l’on prend soin, aussi, d’assurer que les frais du Hadj ne connaîtront pas de hausse et seront préservés à hauteur des tarifs de l’année dernière. Plus en détail, un hadji devra débourser 490 000 DA. Ce qui équivaut à une opération de 1 764 milliards pour 36 000 hadjis. «Nous constatons une baisse du nombre des agences agréées pour encadrer l’opération Hadj 2017. L’année dernière, nous étions une soixantaine d’agences à avoir pris en charge les hadjis et nous nous attendions à ce que le nombre aille en augmentation. Il aurait été judicieux de retenir 75 à 80 agences et de nous encourager ainsi pour ce faire», déclare Lyes Senouci, vice-président du Syndicat national des agences de voyages (SNAV). «Les agences de voyages prendront en charge 12 000 à 15 000 hadjis. Le reste est du ressort de l’Office national du Hadj et de la Omra et du Touring Club d’Algérie (TCA)», explique Senouci, tout en faisant savoir que «l’Algérie a récupéré son quota initial de 36 000 hadji ». En ce qui concerne les prestations offertes à nos pèlerins durant leur séjour aux Lieux saints de l’Islam, dont des frais supplémentaires seront enregistrés, comme l’avait annoncé le ministre des Affaires religieuses, Lyes Senouci écarte le vœu de voir nos hadjis bénéficier d’une restauration algérienne. «L’opération Hadj réunit 6 à 7 millions de pèlerins chaque année. Il est incongrue de vouloir restaurer nos pèlerins avec des plats algériens», dit-il à ce propos. L’Arabie saoudite avait pris, le 8 août dernier, la décision de porter à la hausse les frais de visa pour tout étranger qui voudrait visiter le pays, y compris dans le cadre du Hadj. Elle a depuis fait volte-face. Sur un autre registre, le Hadj 2016 avait été émaillé par moult critiques formulées par nos hadjis relatives tout autant au transport, à la restauration qu’à l’hébergement.