L’artiste peintre Nourdine Kichou expose, jusqu’au 9 mars prochain, ses toiles au niveau de la galerie Asselah-Hocine de l’Etablissement arts et culture de la wilaya d’Alger. Cet autodidacte, né en 1974 à Sétif, a participé à de nombreuses expositions en Algérie mais, également, en Tunisie.

Lauréat de deux prix nationaux, meilleur slogan de la jeunesse et des sports et la première place des arts et de la littérature à Sétif, il expose pour la première fois en solo à Alger. Lors du vernissage qui s’est déroulé hier, l’artiste nous a confié qu’un peintre « doit faire ses propres recherches et aller à la rencontre d’autres artistes afin d’échanger les idées et les expériences à travers les ateliers de formations, car le don ne suffit pas à lui seul ». L’exposition de Nordine Kichou ne porte aucun titre. « Dans notre milieu, on pense avoir un style propre à nous. Personnellement, je suis contre cette approche. La preuve, moi je travaille avec deux styles, le réaliste et l’abstrait », nous dira-t-il. Avant d’ajouter : «Nous, les autodidactes, nous travaillons avec toute liberté, mais quand je suis excédé, je me tourne naturellement vers le semi-abstrait et l’expressif. » Selon l’artiste, celui qui est dans l’abstrait, il lui faut un bagage. « Ce n’est qu’après avoir acquis tous les styles qu’on peut se mettre à l’abstrait. Aucun amateur ne peut prétendre à ce style. Kichou préfère ne pas mettre ses toiles à la vente, car c’est une perte pour lui. L’histoire de l’Algérie, la richesse et la diversité de son patrimoine national l’inspirent. « Nous avons une histoire profonde que nous pouvons mettre en valeur. Et, aussi, la magnifique nature que possède notre pays me donne envie de faire jouer mes pinceaux », a-t-il déclaré. L’artiste utilise dans ses peintures des couleurs chaudes et intenses dans l’abstrait et le semi-abstrait. « Les visiteurs voient ses couleurs comme tristes, mais pour moi, elles sont des couleurs romantiques. » Nordine Kichou préfère travailler en hiver et en automne. Il utilise beaucoup plus la peinture à l’huile, car, à son avis, « cette peinture survit des milliers d’années contrairement à la peinture à l’eau », a-t-il noté.