Par Sihem Bounabi
La nouvelle stratégie nationale pour l’économique bleue à l’horizon 2030 (Sneb-2030), a été présentée, hier, au Centre international de conférence (CIC) d’Alger, en présence de Sid-Ahmed Ferroukhi, ministre de la Pêche et des Productions halieutiques, et John O’Rourke, Ambassadeur, chef de la Délégation de l’UE en Algérie.
Lors de cette présentation, l’Ambassadeur de l’UE en Algérie a déclaré : «Je me réjouis que l’Algérie ait mis l’économie bleue au cœur de son agenda de croissance économique pour les années à venir. » Ajoutant que «les nombreuses activités qui sont à la base de l’économie bleue vont permettre à l’Algérie de protéger les emplois et le bien-être des communautés côtières, tout en préservant l’environnement et les intérêts des générations futures. Nous allons sortir ainsi, ensemble, de cette crise plus forte et plus résiliente vis-à-vis des chocs externes ».
Il est également souligné, dans un communiqué parvenu à la Rédaction, que l’Union européenne a contribué à l’élaboration de la Sneb par la mobilisation d’une équipe d’experts nationaux et internationaux. L’équipe a notamment accompagné le ministère de la Pêche et des Productions halieutiques pour mener des consultations approfondies au niveau central et dans les wilayas côtières du pays, en associant entre autres des acteurs étatiques, associatifs, professionnels du monde de la recherche et des universitaires, afin de dégager les principales problématiques et les pistes de travail pour aboutir à une économie bleue en Algérie.
Pour rappel, depuis deux années plusieurs ateliers de concertation sur la Stratégie nationale sur l’économie bleue ont été organisés par des experts et des spécialistes nationaux et internationaux pour élaborer cette stratégie cruciale pour l’avenir du pays. En effet, l’économie bleue consiste en l’utilisation des ressources disponibles localement pour satisfaire les besoins de la population avec la valorisation des déchets ménagers et industriels. Il est à noter que cette stratégie nécessite la collaboration de plusieurs secteurs avec ceux concernés, à l’instar de l’Energie, des Transports, de l’Industrie, de l’Agriculture, de l’Environnement, du Tourisme et de la société civile.
Pour rappel, l’initiative pour le développement durable de l’économie bleue en Méditerranée occidentale fait suite à la déclaration ministérielle sur l’économie bleue approuvée par l’Union pour la Méditerranée (UPM) en novembre 2015. Cette initiative implique cinq pays partenaires, à savoir l’Algérie, la Tunisie, la Libye, la Mauritanie et le Maroc aux côtés de cinq Etats membres de l’Union Européenne, France, Italie, Portugal, Espagne et Malte. <